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Australia 2 Sydney bourg

Sydney est une immense ville tentaculaire. Elle n’est cependant pas très peuplée : moins de 5 millions d’habitants. Son vaste territoire est découpé par des « fjords », de grandes vallées inondées par la montée de l’eau de mer. Il y a Hawkesbury River au nord, Parramata River au centre et Botany bay au Sud. De plus le terrain est tellement grand (120km du Nord au Sud et 100 km de large) qu’il y a des parcs nationaux dans Sydney! Pour ce qui est de la répartition de la population, une CBD au centre avec tours, opéra et Harbour Bridge, et les habitations sont tout autour sur tout l’espace, bien étalés. Cela donne des « suburbs » reliés par un bon réseau ferré et routier, creusé parfois à travers le grès sur lequel la région de Sydney est posée.

Kazik, notre hôte, habite dans un de ces suburbs, à Mount Colah, au Nord, juste sous Berowra, coincé entre le Kuring Gai Chase National Park, une réserve naturelle et un regional park. En plein dans le « bush » de Sydney quoi (voir l’épingle sur la carte ci-dessous).

Pour l’histoire,  Sydney fut le point où accosta James Cook en 1770, à Botany bay précisément, sur ce bateau…

Euh non plutôt sur celui-là.

Il y a des monuments marquant l’évènement, entre le terminal pétrolier et le National Park. Le début de la colonisation, le début de la fin pour les aborigènes, même si c’est un peu plus compliqué, comme toujours.

L’Australie aurait pu être française, si toutefois M. de La Pérouse avait accepté de rentrer en France plutôt que de se faire prendre dans un cyclone. S’en est suivie toute une saga de recherches. Louis XVI, au bourreau, avant de mourir : « A-t-on des nouvelles de Monsieur de La Pérouse? » Ce n’est quand même pas rien.

En attendant, Cook, rentré en Angleterre, dit au roi que la terre australe qu’il a revendiquée en son nom n’est pas habitée. MENSONGE. Il a rencontré des aborigènes sans leader, dès le début, et a négocié avec eux à coup de fusils.  Ainsi George III décida de fonder une colonie pénitentiaire sur cette terre inhospitalière. Ce seront donc les prisonniers anglais et leurs gardiens qui auront pour tâche d’apprivoiser ce lieu, connaître les plantes et les animaux qui le peuplent,  et préparer le chemin (et les routes) des premiers colons permettant ainsi de désengorger les prisons de la métropole et vouant à l’exil forcé et définitif des hommes qui n’auront pas tous mérité un châtiment à perpétuité.

Voilà pour l’histoire géo. Maintenant, place à la visite.

F.

Et vous devinez notre premier objectif : l’opéra de Sydney -sous tous les angles- avec son tour guidé très instructif.

Et cet endroit, appelé le « décolleté », allez savoir pourquoi! On y remarque que les coupoles sont recouvertes de carrelage (qui n’a jamais été nettoyé à ce jour!) non pas blanc, comme on l’imagine, mais crème et de plusieurs tonalités.

Avec une école en visite!

Bien évidemment, nous ressortons de là avec six billets pour Madame Butterfly. Nous aurons découvert notre premier opéra dans le cadre majestueux de ce bâtiment emblématique. C’est un art très complet duquel je ne me sens pas proche, mais il est impressionnant de maîtrise. Personnellement, un drame chanté en italien, sous-titré (heureusement) en anglais, n’est pas un exercice facile à consommer. Plus humblement, une séance de cinéma, une pièce de théâtre, un numéro de cirque de rue me correspondent mieux.

Sydney de nuit.

Le Botanic Garden, le quartier chinois, Sydney Tower avec vue sur la ville, Hyde Park et ses chauves-souris géantes et ses « possums brushtail », plage de Manly sous la pluie, baignade à Bondi Beach.

23-03-15 Visite Sydney 2 (8)

Et puis pour finir la partie urbaine de Sydney, il faut ajouter quelques uns des fameux bâtiments de grès comme le Queen Victoria Building.

H.

Australia 1 Intro

P1070409L’Australie… je ne sais pas pourquoi exactement, je lui associais la couleur orange avant d’en fouler le sol. Sans doute à cause d’Ayers Rock. Et bien j’en repars avec une sensation d’or, de miel, sans avoir mis un pied dans le fameux désert australien. Sans doute, la nature du sol. Sans doute, le tronc des eucalyptus. Sans doute, les couchers de soleil aussi.

09-04-15 Grimpe Mt Kuring Gai Aus (13) 07-04-15 Rte vers Mt Kosciuszko (11)

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Parce que globalement, notre séjour dans la New South Wales aurait dû être teinté de vert. Voire de bleu-gris. Le feuillage des nombreux banksias est d’un vert persistant, celui des eucalyptus est non seulement semblable mais dégage en plus une vapeur d’essence qui crée autour de la forêt un halo bleu. D’où le nom des Blue Mountains, dans cette région de Sydney que nous avons parcourue dans tous les sens grâce à au fils de notre hôte, Michal (prononcer [mihaw] ou Ranger Mike).

26-03-15 Botany Bay NP (58) 26-03-15 Botany Bay NP (68)23-03-15 Visite Sydney 2 (98)
Alors, petite précision au passage, notez que j’ai dit tronc et non écorce. En effet, l’eucalyptus est pour ainsi dire tout nu. Toute écorce produite est vouée à tomber rapidement au sol afin de nourrir la moindre étincelle, à servir de « fuel » pour les bushfires comme ils disent ici. Même situation que celle des séquoias américains qui ont besoin du feu pour régénérer la forêt. L’essence d’eucalyptus, elle aussi, permet au feu de se déplacer, jusqu’à 600 m toutes les 30sec (avec l’aide du vent).

Et oui, vous pouvez déchanter, nous n’allons pas vous montrer Ayers Rock, ni la grande barrière de corail, ni le monstre de Tasmanie dans cet onglet sur l’Océanie, tout simplement parce que nous n’avions ni le temps, ni l’argent nécessaire pour ce genre d’expédition aux quatre bouts du continent. En effet, notre emploi du temps a été vite très rempli (comme ceux qui nous suivent ont pu le constater avec la baisse radicale de publications sur le blog) puisque nous avons, au final, parcouru quatre mille kilomètres en trois semaines. Autant vous dire qu’on n’a pas chômé!

Quelques jours d’escalade et de promenade dans le bush nous ont permis de mesurer pleinement l’ambiance de cet endroit si particulier, posé sur et sculpté dans du grès chaud (la fameuse Sydney sandstone). De la sangsue au kookaburra, en passant par le black snake, l’araignée noire tueuse et les charismatiques wallabies et wombats, nous sommes allés au-devant du monde animal avec une mention particulière pour les oiseaux. Mais le végétal n’est pas en reste et nous nous y sommes aussi frottés -très littéralement, parfois!

Comme beaucoup de pays, l’Australie nous aura laissé un goût de reviens-y. Un mélange de beauté sauvage et de modernité. Avec Sydney, la ville-parc, ses services, ses infrastructures et ses arbres, ses grandes trouées de nature, ses « fjords », nous avons eu un aperçu de l’australien. Son rapport au sol est très spécial. C’est un exilé ou descendant d’exilés, il aime la voiture et s’en sert pour aller courir le bush ou rejoindre son bateau pour une sortie pêche; il est soucieux du tri sélectif mais aime sentir sa domination sur le wild. Il a apprivoisé cette terre hostile et c’est sa fierté, sa force et son identité. L’Australien ne recule pas, il va toujours de l’avant, à l’image de ses emblèmes : le kangourou et l’émeu.

06-04-15 Camberra (16)
Dès notre arrivée à Sydney, accueillis à l’aéroport par Kazik, nous allons traverser toute la ville du sud au nord, direction Mount Colah. Du coup, nous avons un aperçu global de ce que nous verrons en détail les jours suivants. L’Opéra House, l’Harbour Bridge, Circular Quay, The Rocks (premier quartier de Sydney), aperçu des oiseaux qui, ici aussi, vont nous enchanter ! 22-03-15 Arrivée Australie, Sydney1 (1a) 22-03-15 Arrivée Australie, Sydney1 (9a) 22-03-15 Arrivée Australie, Sydney1 (5a) 23-03-15 Oiseaux depuis balcon Kazik (3) 23-03-15 Oiseaux depuis balcon Kazik (6)

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