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Australia 4 -Inlands

Est venu le temps de découvrir l’intérieur des terres de la NSW. Et c’est aussi là qu’on apprend que depuis quelques temps nous avons des soucis d’appareil photographique. Celui-ci ayant fait son quota de photos, je suppose, son obsolescence programmée s’est déclenchée. A savoir: la mise au point du grand angle ne fonctionne plus; on doit donc faire le réglage manuellement. On s’y fait, mais c’est moins pratique (notamment pour les prises de vue d’animaux ou de personnes en mouvement). Et puis il y a également une hyper sensibilité à la lumière: la plupart des ciels ressortent blancs et un voile couvre le cliché. Il faut donc retravailler chaque photo!

Du coup, étant à Sydney, et proches des bureaux de Canon Australie, nous tentons le devis pour faire réparer l’appareil qui est encore sous garantie (celle-ci n’étant, bien sûr, valable qu’en Europe;  il est évident qu’il vaut mieux utiliser ce genre d’objet en restant bien chez soi!). Nous laisserons donc notre appareil trois ou quatre jours aux mains des experts, la mort dans l’âme, car ces jours ne laisserons que peu de race sur la pellicule. C’est ainsi que vous trouverez des photos piochées sur internet concernant les Blue Mountains (merci au site du national park et à chockstonephoto.com), ainsi que des photos de Michal. On peut également vous dire que le devis proposé équivalait au prix de l’appareil neuf. Nous avons donc opté pour reprendre notre appareil en l’état et l’utiliser tant bien que mal jusqu’à notre retour en France. Peut-être qu’avec la preuve de nos échanges avec Canon Australie au dixième mois d’utilisation, la garantie pourra s’appliquer à notre retour! Soyons fous!

Cap donc sur les Blues Mountains et leur couverture d’eucalyptus, les bell birds et leur chant si étrange, le ‘grand canyon’ depuis le Perrys Lookdown, les Three sisters, les Jenolan Caves…

Un nouveau genre de gros lézard, type Iguane, nous surprend à la sortie des grottes. Mais pas d’ornithorynques qui pourtant sont parfois visibles par ici.

Des émeus et des kangourous roux sur notre trajet:

Puis, direction le sud de la région de Sydney, en passant par le pittoresque village de Marulan et par un arrêt à Goulburn pour visiter un mérinos géant de l’intérieur et son petit musée, direction les Snowy Mountains -les plus grandes élévations du pays!

Sur la route vers les Snowy Mountains plus au sud (ou devrais-je dire rainy mountains en l’occurrence, bien que depuis la capitale nous ayons pu apprécier leurs sommets fraîchement blanchis le lendemain de notre passage!), des peupliers en feu, Kooma, Jindabyne ; le Mount Kosciuszko insaisissable, les énormes infrastructures hydro électriques de Murray que l’on peut visiter, et Cabramurra –la plus haute commune d’Australie.

 

Et en rentrant sur Canberra, de nuit, voilà le Wombat qui traverse la route devant nous, lentement, très lentement. C’est une photo récupérée, celles que nous avons faites étant vraiment ratées.

C‘est entre les Snowy Mountains et Sydney que se trouve Canberra, la capitale du pays, dans une province toute petite, l’ACT : une ville entièrement dessinée pour la circonstance, dans ses grandes lignes et perspectives, dans cet écrin de vert sombre, coloré par des feuillus européens qui « s’automnisent ».

Visite de la New Parliament House,

Du vieux parlement et de l’ambassade aborigène sous tente (en signe de contestation),

Passage par le quartier des ambassades, ici celle de France et celle de Papouasie Nouvelle Guinée.

Enfin, à la tombée de la nuit, visite de la Telecom Tower (et sa vitrine sur les premiers téléphones portables!) où j’ai croisé un opossum « ringtail » (ou « possum » en anglais). Et cette question, certainement photographiée par d’autres français auparavant.

Après une nuit dans une communauté catholique polonaise,

suite de la visite de Canberra par le carillon qu’on entendra jouer un long moment,

le War Memorial qui rend hommage aux australiens morts dans les différentes guerres (on y a raté le prince Harry d’un jour !),

et pour finir, le National Museum of Australia : l’Australie et la construction de son identité nationale à travers la nature et des objets. Approche très intéressante.

 

Et maintenant nous rentrons au bercail, direction Mount Colah accompagné par la douce lumière du soleil couchant. Il nous reste Pâques à fêter et des falaises qui nous font de l’œil.

H.

Australia 3 Sydney -les parcs nationaux

Première partie de la découverte de la nature de la New South Wales, d’abord, comme Cook, par les côtes. La faune et la flore sont au rendez-vous, la végétation rabougrie mais dense, dès la sortie de la voiture. Des lézards, des banksias -et leurs drôles de fleurs- auxquels il faut se frotter quelque peu, des fourmis géantes, un faucon pèlerin, un pélican… Séquence diapos.

 

 

Les eucalyptus saignent rouge et leur sève cristallise rapidement en de fragiles rubis.

Le Kuring Gay Chase National Park que nous avons parcouru une fois en voiture puis à pied, nous donne un aperçu des « fjords » si caractéristiques de cette région. Mais d’abord un arrêt au Pie In The Sky sous l’œil vigilant de la Magpie.

 

Cet endroit est très apprécié des bikers. Ceux-ci sont assez rares en Australie. Les locaux préfèrent les voitures, les 4×4, les voitures de collection ou les voitures de sport. Nous n’avons pas réussi à prendre la photo de la De Laureane, mais voilà un petit échantillon de ce qu’on peut croiser à tout coin de rue, pour clore ce petit aparté.

D’ici, on a une vue sur un des bras de mer que l’on va aller voir juste après.

Chacune des baies a sa marina, avec un minimum d’équipement: éviers pour évider et rincer les prises de pêche, garage à bateaux, barbecues… et ses pélicans. Kazik possède lui aussi son petit voilier. Hélas, la météo toujours variable et l’emploi du temps empêcheront la sortie en mer.

 

Bien entendu, tout le long des « berges » du grès et des falaises (il va falloir s’y coller un de ces jours!), des paysages marins (Palm Beach).

Partout, des perruches full of colors!

Eeeeeeeet !!!!!!! Notre premier wild wallaby!! (je ne compte pas ceux qu’on a presque caressés au château de Sauvage dans les Yvelines!)

       C’est sûr, cette photo ne casse pas des briques, mais c’est notre première rencontre et il est si chou, avec ces globes lumineux! Mise au point difficile, de nuit. Mais ne vous inquiétez pas, il y aura encore du kangourou, dans nos expéditions à l’intérieur des terres!

Et en soirée, avec l’humidité, attention aux sangsues! Elles sortent de terre ou d’entre les herbes pour attraper votre chaussure et se faufiler jusqu’à la chaussette d’où elles peuvent atteindre la peau et sucer le sang de ses victimes. On ne sent rien, bien évidemment, mais une fois qu’on les a repérées, on peut observer avec un brin d’horreur la vitesse avec laquelle elles attaquent! De plus, une fois qu’elles ont percé la peau, difficile de s’en défaire ; elles sont gluantes, étirables,… un vrai sujet de film d’horreur! Quand on a réussi à les déloger, la plaie saigne pendant plusieurs heures non stop. Il n’y a rien à faire qu’attendre que cela s’arrête. Elles injectent une substance anti-coagulante.

Lorsque nous avons profité d’une journée ensoleillée pour une promenade pédestre dans ce même parc, nous avons fait de nouvelles rencontres: un blacksnake, des plus venimeux dans le  sud-est, un vieux nid de funnelweb spider (la plus dangereuse des araignées), des échassiers (inoffensif -excepté du point de vue des grenouilles).

South Head, Akuna Bay, Brookling Bay, West Head, … Quelques noms supplémentaires pour que vous imprégner les sonorités des lieux marins des alentours de Sydney.

H.