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Excursion dans le Midland -Ontario

Notre passage à Toronto sera également marqué par la rencontre avec Lech et sa famille. Lech est un ami de longue date de mon père. Personnellement, je ne le connaissais pas, mais le fait qu’il ait 2 enfants de l’âge des nôtres nous rapproche inévitablement. Il habite à Mississauga, ville voisine de Toronto. On est un peu partagés : on n’a que 2 semaines à consacrer au Canada ; nous ne pouvons donc pas nous éterniser dans cette ville ; et c’est le week end aussi bien pour Caroline que pour Lech. On décide de nous dégrouper. Fredo reste avec Caro et les enfants et moi montons dans la voiture de Lech, Isabela, Dominique et Natalia et partons au pays des Hurons.

Il y a, à Ste-Marie-among-the-Hurons, une reconstitution d’une mission jésuite française qui était venue évangéliser les Wendats (ou Hurons ou Wendanke … il existe différents noms indiens variant selon le groupe tribal, sans doute) en 1639. La mission en question n’a pas perduré : après 10 ans d’échanges avec les Ouendats mais aussi de lutte avec les iroquois et les épidémies qui déciment la population des natifs, les jésuites quittent les lieux et retournent à Québec accompagnés d’un certain nombre de convertis à la religion chrétienne.

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Le site étant entièrement reconstruit, les visiteurs n’ont pas à avoir le même rapport que l’on a habituellement avec un musée classique : ici on peut toucher, manipuler. En été, sont organisés une multitude d’ateliers qui permettent de revivre à la manière d’autrefois : cuisine, jardin, construction de canoë en écorce de bouleau, forge, menuiserie,… Des étudiants colorent également le site en habits traditionnels (jobs d’été). Les audioguides décrivent également les différentes bâtisses et les occupations de leurs habitants.

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Les enfants courent à droite et à gauche pour tout voir, mais ont du mal à entrer en contact, la langue étant un problème majeur – la timidité n’étant pas en reste. Quant à moi, je dois satisfaire ma curiosité sur le lieu visité et faire plus ample connaissance avec Isabela et Lech. Ce sera chose plus aisée lorsqu’on sera sur Georgian Bay (lac Huron), à bord d’un bateau qui nous fera faire le tour des îles, et pendant le repas au restaurant, sur la côte. Natalia et Camille, les premières, vont échanger en anglais. Natalia jouant sérieusement la carte de la lenteur et de l’articulation, Camille, elle, devant se passer pour la première fois dans la ‘real life’ de sa langue maternelle.

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Isabela a joué un super rôle dans la mise à l’anglais pour Arthur, l’humour –et le comique de répétition avec une blague filée sur les pieuvres- l’ayant aidé à se jeter à l’eau malgré les bases limitées dans cette langue étrangère. Isabela dit qu’à l’école on demande à tort aux enfants de s’exprimer avec des phrases correctes au lieu de privilégier l’intercompréhension. A ce titre, elle encourage Arthur à essayer de comprendre et à répondre en anglais de son mieux. Lech et moi faisons un tour partiel des nombreuses questions qu’on se pose sur nos pays respectifs (éducation, gastronomie, us et coutumes,..).

Cette journée à laquelle nous avons été invités n’est pas fini. La famille nous emmène chez eux, dans une belle maison ultra clean, où les enfants se débrouillent sans les adultes pour jouer. Moments très agréables que l’on réitèrera le lendemain soir avec Frédéric cette fois, car demain c’est lundi et les enfants ont école. La famille est toujours en train de blaguer et cela met Fredo de suite à l’aise.

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Ça donne envie de dire « On reviendra ! », si la distance entre nos deux pays n’était pas aussi grande ! Mais peut-être les enfants pourraient garder le contact et se rendre visite !

H.

Sortie Piscine à Toronto

Arrivée à Toronto, jeudi, il fait chaud, il fait beau. On fait la connaissance de Caro, on discute et on va au lit. Tard.

Lendemain : travail scolaire (ça commence bien !), interrompu miraculeusement par Ewa qui téléphone et qui engage une discussion qui prend le temps qu’il faut, pas moins, merci.

Bon, après, faut pas rêver, on recommence : Maths, français. Mais on arrive au bout de cette torture et, vu qu’on est encore vivant, on mérite d’aller à la piscine ! J Une piscine municipale gratuite pas loin de chez Caroline. A l’entrée, un piano en libre-service. Original, non ?

Bien, maintenant, parlons hygiène : ici, pas de pédiluve, mais des douches quand même, avec du savon pour arriver propre à l’eau. On voit certaines personnes qui se baignent avec leurs habits de tous les jours ou en T-shirt. Est-ce par flemme ? pour laver leur linge ? par pudeur ? (il y a une grande mixité dans la population de Toronto.)

Ensuite, les maîtres-nageurs, très nombreux, se relaient tous les quarts d’heure, ce qui leur laisse, à certains, le temps de sauter ou de faire des figures depuis le plongeoir ou d’utiliser la liane : « the Tarzan rope ». Arthur a tellement sauté à la liane que trois jours plus tard, il a toujours mal aux abdos. Mais c’est qu’il a des muscles, ce gars-là ! Le toboggan aussi a eu du succès. Arthur ne voulait plus en sortir.

Mais il ne faut pas oublier que Caroline va rentrer et qu’elle n’a pas de double des clés de son appart’. Alors on se douche, on se change dans les vestiaires mixtes et on se sèche les cheveux. Les sèche-cheveux sont alignés contre le mur à hauteurs différentes. On a bien ri !

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Bon, voilà le contenu détaillé de notre deuxième jour à Toronto. Bye.

PS : désolée si on n’a pas de photos, elles étaient interdites dans la piscine.

C.

D’Ouest en Est

Après les Black Hills et leurs présidents immortalisés dans la pierre, la traversée du Sud Dakota s’annonce plus monotone que tout ce qu’on a vu jusqu’à présent. Les grandes plaines s’étendent à perte de vue.

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Cependant, si les routes sont ultra rectilignes, le terrain est quand même un peu vallonné, ensemencé de maïs, tournesols … ou utilisé comme pâturage. On voit très régulièrement des petites cabanes, des tuyaux arrimés au sol : on a pensé à l’exploitation de gaz de schiste, car on n’a jamais vu ce genre d’équipement avant. Sur le trajet, le parc national des Bad Lands nous fait de l’œil, mais on résiste à la tentation de faire le détour. On a rendez-vous à Toronto.

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Ce n’est pas tout, maintenant qu’on a traversé ces sacrées plaines marquées par de sacrés orages que l’on pouvait voir venir de loin, cette ligne droite de 2 jours,  il faut passer aux découvertes plus concrètes de l’Est américain.

L’ensemble de la région qui nous accueille est verte, soignée comme en Californie : lotissements aux jardins bien entretenus, façades proprettes dans la plupart des quartiers. La nuit, des lucioles illuminent le bord des champs. De grandes granges avec leur silo, comme celle qu’on voit dans les films (perso, je pense à Smallville), ponctuent le paysage rural.

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D’abord, nous faisons un stop sur le bord du Mississipi, à La Crosse. Bon… vu la quantité de moustiques, on ne s’éternise pas. On trouve quand même un peu de matériel de pêche abandonné par des pêcheurs trop pressés pour démêler leur mouche, leur ligne,… On a donc maintenant un bouchon, des hameçons, du fil,… Peut-être cela pourra-il nous être utile un jour?

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Ensuite, notre arrivée au bord des grands lacs. Je dois dire que le mot lac n’a pas été très souvent employé ! Le mot que notre subconscient nous fournissait le plus naturellement était « mer ». La mer qui s’étend à perte de vue. Une mer aussi calme que la Baltique près de l’estuaire de la Vistule. Oui, parce que la Baltique que je connais a peu de vagues et doit être plus douce à cet endroit-là puisque des cygnes s’y baignent. Et là aussi, une étendue d’eau dont on ne voit pas la fin laisse filer à sa surface quelques cygnes trompettes. On doit imaginer, qu’en dépit du fait que nous nous approchions du Canada, la chaleur ambiante, sans doute plus humide qu’à notre accoutumé, nous invite à chercher la baignade. Le lac Michigan est là qui nous nargue, sur la carte, puis là, de l’autre côté du pare-brise. On arrivera un jour plus tard à Chicago, ce n’est pas grave. De toute façon, Caroline, à Toronto,  sera davantage disponible après l’examen de citoyenneté canadienne de mercredi. On n’est pas pressés. Direction, le parc naturel de Zion. Pas le même que Zion NP dans l’Utah ! Il faut croire que les premiers pionniers étaient inspirés par ce nom biblique. On sort donc nos serviettes, nos maillots de bain, et dirigeons nos corps tout moites vers la fraîcheur. On peut dire que, la fraîcheur, on l’a trouvée ! On ne s’est jamais baignés dans une eau aussi glaciale. Tout le monde a fait l’effort de prendre le bain -tout à coup moins désiré-, mais religieusement, comme une plongée dans le Gange, comme une faveur qui nous ait été faite d’accéder à cet immense réservoir d’eau douce.

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Pour tout dire, il semblerait, qu’à l’image du Gange, l’eau de certains des grands lacs soit quelque peu maltraitée par les grandes concentrations urbaines ! Le lac Ontario, bordé par Hamilton, Mississauga et Toronto, nous a fait une trop mauvaise impression quand nous avons souhaité nous y baigner. Nous avons dû nous rabattre sur une piscine !

Que d’eau ! Que d’eau ! Ce pourraient être les mots des premiers colons arrivés sur ces terres ! Des lacs, des rivières, des lacs,… Et qu’ont-ils pu dire en approchant les chutes du Niagara ? Ils ont dû entendre leur rugissement à des lieux de là ! Comme un mauvais pressentiment, ce son a dû faire naître des images de bout du monde, de tremblement de terre. Et en arrivant au bord du monstre, ils ont sûrement écarquillé les yeux comme nous l’avons fait : l’incroyable quantité d’eau du lac Erié  (qui se vide par la large rivière Niagara) disparait en continu, se jette à 60 km/h dans une gueule ouverte 50 mètres plus bas. C’est ce phénomène d’engloutissement, cette soudaine rupture, qui, moi, m’a choquée. Puissance, désolation, infini… J’ai mentalement revu les images moyenâgeuses de Terre plate entourée d’eau qui s’écoule à la fin du monde.

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Certes, ces chutes, n’avaient pas la même forme au XVIII° siècle que le fer à cheval qu’on peut contempler aujourd’hui. L’érosion est énorme. Mais la force brute qui s’en dégageait devait en être plus grande. De plus, à l’époque, c’était là le désert. Pas celui de E. Abbey ! Mais celui de J. Fenimore Cooper. Le désert humain, la forêt vierge. Pas d’immeubles, pas de casinos, pas de touristes.

Nous aurions pu nous contenter de voir ces chutes depuis en haut. Mais comme on nous proposait de les voir par derrière et par en bas, et comme l’homme n’est jamais satisfait, on se laisse tenter par le Journey behind the falls. Equipés d’imperméables jaunes distribués à l’entrée, nous descendons en ascenseur jusqu’au balcon qui dessert un tunnel qui lui-même donne accès à deux fenêtres s’ouvrant sur la chute. L’écume et les embruns projetés sont à la hauteur du bruit de la cascade.

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Et puis, comme cela nous est proposé, nous attendons la tombée de la nuit pour voir le mur d’eau coloré par de grands projecteurs. A vous de juger : quelle est votre préférée ?

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Ainsi, de retour à notre camper, nous optons pour dormir sur place, à quelques mètres des chutes ! Leur ronflement nous change de celui des camions sur les aires de repos qui nous ont hébergés ces derniers temps ! On regarde le début de Danse avec les loups, un film sur les indiens du Dakota. Ce n’est pas tout à fait local, mais ça reste dans la thématique que l’on suit en parallèle dans la lecture du Dernier des Mohicans.

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* Chicago \/S Toronto, ou l’avantage d’avoir un guide

Chicago étant sur notre route, nous nous proposons d’en faire une visite rapide sur une journée. Garés près du parc Lincoln en bordure du lac Michigan, nous partons vers le centre de la ville et vers le zoo qui se situe dans le même parc. On passe devant une plage pour chien ( !?), un golf, devant une marina avec de drôle de panneaux.

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Quand le lac gèle, des « bateaux » continuent de circuler : ce sont des sortes de barques  à voiles et à « patins ». Pas étonnant, alors, qu’il soit déconseillé de faire du patin à glace dans la marina !

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On traverse une zone « sauvage », où la ville a laissé la nature faire sa place. On voit donc de jolies fleurs, des papillons, des cigales,…

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On marche et on marche et le zoo ne se profile toujours pas sur notre horizon. De nombreux coureurs nous croisent : ils doivent s’entrainer pour le marathon.

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Au bout de 2h30 de marche, on apprend qu’il faut encore compter 3 à 5 km avant d’atteindre le zoo. On n’est pas arrivés ! Et puis, quand bien même nous arriverions à le joindre, on n’aurait guère le temps de le visiter et rentrer avant la fin du paiement du parking. Nous déclarons forfait et faisons une visite en voiture des quartiers proches du bord du lac.

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Pour ce qui est de Toronto, nous découvrons avec plaisir une piscine dans le quartier de Caroline, nous profitons de la vue sur la ville depuis son balcon et sur la CN Tower et sur la foudre qui y tombe vendredi soir. On entend battre le cœur de la ville, ses sirènes, ses tramways,…

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Caroline nous emmène dans les quartiers typiques : Cabbage Town et son festival de rue, la distillerie, St Lawrence Market et la première poste de la ville (alors York), Allan’s Garden et ses plantes exotiques, l’université, des rues de toutes les couleurs (de peau, sociales et historiques) !

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Le barbecue, même en ville, est inévitable. On goûte à tout un chapelet de saucisses différentes ! Mais dont le choix fut difficile. Les aubergines sont succulentes. Le tout sur le jardin suspendu devant les fenêtres de l’appart.

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Caroline, en plus de son accueil chaleureux et la mise à disposition des tous les services, nous donne des cours de tricot (et de maths) et nous fait goûter de super cookies !

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Moments super cool.

On profite de ce pied à terre pour rencontrer Lech Rozanski et sa famille. Cela fera l’objet d’un article ultérieur.