Archives pour la catégorie 08- Mexique

Yucatan 3

Yucatan 3

Trois comme trois visites marquantes : Chichen Itza, les cenotes autour de Valladolid et la lagune de Bacalar.

Chichen Itza, l’incontournable. Usine à touristes soit mais l’endroit reste majestueux. Ce fut une grande cité maya dont les habitants semblent avoir développé un culte de la guerre et de la mort qui sont presque partout ici.

02-11-14 Chichen Itza (41)

Le terrain de pelote est immense, et bien décoré de bas-reliefs.

02-11-14 Chichen Itza (47) 02-11-14 Chichen Itza (44)

Le cenote sacré, relié à  la place principale par un sacbe (une rue) : les fouilles ont permis d’y trouver des offrandes et quelques squelettes.

Le temple aux mille colonnes, ou temple des guerriers, sur chaque colonne étant sculpté un guerrier. Avec, au sommet, son chaac-mol. Là nous sommes en plein dans le générique des cités d’or !

02-11-14 Chichen Itza (26) 02-11-14 Chichen Itza (24)

Derrière ce dernier se trouve tout un quartier de palais et de temples tous entourés de galeries soutenues par des colonnes. Ils n’ont restauré que les colonnes : nous avons le sentiment d’être au milieu d’une forêt de pierres.

Encore un peu plus loin, l’escargot (à cause de l’escalier) qui semble avoir été, en fait, un observatoire astrologique. Il a ses ouvertures orientées selon la position des astres à certaines époques de l’année.

02-11-14 Chichen Itza (8)

Un petit coin d’Uxmal à Chichen Itza, avec le Cyrano local : Chaac, et ses motifs géométriques typiques.

02-11-14 Chichen Itza (6) 02-11-14 Chichen Itza (15)

Nous arrivons enfin au dessert, à la star du site, à la merveille du monde : la pyramide du castillo. Elle tenait le rôle de calendrier avec ses 360 marches (il manquait 5 jours dans le calendrier maya, mais ils existaient dans leur vie, c’étaient 5 jours de cérémonies, de jeux de pelote et j’en passe et des meilleurs), ses dix-huit trucs (talud ou tablero ou autre) qui représentent les 18 mois maya (18X20). Et surtout, son escalier, orné de la tête du serpent à plume et qui voit le corps dudit serpent onduler sur ses flancs lors des équinoxes. Et là, hop ! C’est l’heure  d’aller semer ou récolter. Non mais, bandes de fainéants de campesinos !

02-11-14 Chichen Itza (35) 02-11-14 Chichen Itza (29)

Pendant ce temps, nous, nous nous reposons, les visites ça crève !

02-11-14 Chichen Itza (2)

Sur le chemin, nous croisons une maison type maya qui abrite un autel ; nous sommes toujours de fête, il ne faut pas l’oublier.

02-11-14 Chichen Itza (11)

Cette visite, il fallait la faire, nous ne pouvions pas passer dans le coin et ne pas montrer ce superbe site aux enfants… mais, car il y a un gros MAIS, c’est vraiment trop devenu l’usine à touriste (je sais,  nous nous sommes ajoutés à la horde mais nous étions habitués à une certaine tranquilité). Bien que nous soyons  « hors-saison », les visiteurs arrivaient par dizaines de bus, de Cancun ou de Merida (qu’est-ce que ce doit être en pleine saison !) et il y a… les vendeurs. Ils ont littéralement envahi la place, pas un espace sur les bords des chemins entre les monuments qui leur ait échappé. Ils vendent tous exactement la même chose, leur artisanat local…isé en Chine, et au même prix :

-Parlez francesse. Presque gratisse. C’est pour la belle doche. Diez pesitos, oune dollar.

Et quand au centième appel (sans exagération) nous craquons et nous demandons le prix de ce tout petit crane décoré, c’est soudain 50 pesitos. Parce que c’est plus petit, c’est plus dur à faire. Très bien, le gros alors ! 300 Pesos ! C’est plus gros, il y a plus de matière. Bon, et comment qu’on ferait alors ?

La référence à la belle doche (authentique) laisse à réfléchir : Ont-ils conscience de vendre de la m… qui ne siéra qu’à l’affreuse marâtre de belle doche que l‘on a ?

Je suis un peu amer, d’autant qu’il semble y avoir une loi fédérale au Mexique interdisant les colporteurs sur les sites archéologiques. Elle n’est visiblement pas en vigueur ici. Il faut le prendre à la rigolade. Nous y arrivons, pour un temps. Après ça tient plus du rire nerveux et finalement ça gâche la visite. Dommage.

Valladolid et ses cenotes.

Nous  arrivons de soir. C‘est une jolie petite ville avec un passé colonial. Nous y trouvons un belle cathédrale à la drôle d’histoire : Elle a été complètement détruite parce que profanée. L’ex maire de l’époque s’est attiré les foudres de la populace, pour des raisons que l’on ne peut plus que deviner, il va donc se réfugier dans l’église. L’avocat l’y tue et l’évèque ordonne sa destruction. Puis reconstruction, cela va sans dire.

02-11-14 Valladolid (4)

F.

La place centrale est animée : musique, clown pour les enfants et petits vendeurs.

Mais Valladolid sera pour nous essentiellement un arrêt baignade et lessive. Le cenote Zaci se propose à nous en plein centre-ville, mais ses eaux sont terriblement noires et profondes.

03-11-14 Cenote El Zaci

Un jeune homme nous propose un autre cenote, X’Keken, à Dzitnup (4 km), qui est éclairé et qui vaut le coup. Nous y allons donc. Et c’est vrai que cet endroit vallait le coup, pour plusieurs raisons : d’abord parce que c’est assez inouï de nager dans une grotte quasi fermée, au milieu des stalactites et stalagmites et chauve-souris, mais dans une eau tiède (ce ne sont pas les 15°C des grottes habituelles). On voit également les racines des arbres qui sont juste au-dessus tenter d’atteindre l’eau. Ensuite, parce que cela donne des photos sympas (même si la sensibilité de l’appareil triche sur les couleurs perçues effectivement par nos yeux), et ce alors que l’éclairage est bien réduit (nous sommes en basse saison, et peu nombreux -ce qui doit être très différents en été au vu des infrastructures extérieures).

03-11-14 Cenote X'Keken Valladolid (13) 03-11-14 Cenote X'Keken Valladolid (15) 03-11-14 Cenote X'Keken Valladolid (11) 03-11-14 Cenote X'Keken Valladolid (6)

Un petit habitant de la caverne.

03-11-14 Cenote X'Keken Valladolid (4)

Et enfin, parce que nous y rencontrons Iris et sa copine avec qui nous discutons un bon moment. Elles viennent de San Luis Potosi et travaillent dans la fonction publique et nous disent que chez les fonctionnaires, il y a pas mal de stress au travail, contrairement à ce qu’on pourrait penser en traversant le pays. Le monde de l’Education ressemble au nôtre (système à points mais qui prennent en compte le nombre de samedis consacrés à l’ « auto-formation », concours pour augmenter son salaire – à condition qu’il n’y ait pas de corruption !). Elles nous conseillent vivement d’aller aussi à la lagune de Bacalar.

Je ne parlerai pas du prix qui était nettement plus élevé que celui du cenote de la ville, et ce, malgré la basse saison. Ni de la profondeur et noirceur de l’eau qui ne m‘ont pas mise à l’aise lorsqu’on est allé parcourir ce gouffre. Je suis si facilement impressionnable !

De retour à Valladolid, nous mettons notre sac de linge à laver chez une lavandera, à récupérer le lendemain soir, même heure. Eh oui, c’est ainsi. Bien que la dame soit équipée des machines nécessaires, c’est le temps habituel d’un lavage. Nous ne devons pas être les seuls à user de ce service. Hélas, il n’y a pas, ici de laveries automatiques. Fredo fait remarquer que pour qu’un tel service perdure, il faudrait être discipliné et respecter le matériel, ce qui n’est pas le cas des latins !

Nous avons donc un jour off pour fabriquer un cerf-volant de bric et de broc, prendre le pouls de ce quartier Sisal qui entoure le couvent de San Bernardino de Siena, poster le colis de bricoles que l‘on ne veut pas jeter mais qui alourdiraient notre sac à dos en fin de voyage, plus un peu de mole poblano pour les Gleyzes de Chevreuse (si tant est que ce colis arrive un jour !)…

03-11-14 Valladolid Sisal (1) IMG_6878 IMG_6869 IMG_6879 IMG_6893

Nous constatons que chaque soir, des picks up font le tour du quartier équipés de moteurs à l’arrière et répandent des fumigènes. C’est sans soute pour lutter contre les moustiques. Les gens sortent dans la rue en soirée pour profiter de la fraîcheur et lancer les cerfs-volants, bien sûr !

IMG_6899

 

Des distributeurs d’eau potable à 8 pesos les 20 l. Un poteau perdu au milieu de sa forêt de fils.

IMG_6901 IMG_6902

Et c’est donc en suivant le conseil d’Iris que nous changeons nos plans : puisque ce que nous recherchons c’est du bon temps près d’un point d’eau sympa, nous abandonnons Tulum pour Bacalar. Sur le trajet, nous faisons une halte repas dans un petit village, Uh-May, à l’ombre, près d’un terrain de basket et nous prenons le ballon pour la digestion. Les enfants locaux, venus nous observer, sont invités à nous rejoindre. Ce sera filles contre garçons. Sur le chemin, nous nous laissons tenter par un lot de 3 ananas à 50 pesos qu’il faudra manger avant la frontière bien entendu !

A Bacalar, un exilé un peu roots’ venus s’installer là il y a 8 ans, nous conseille quelques bons plans baignade (dans le lagon, dans un cenote,…) dont nous profitons aussitôt. Mais d’abord, Camille est tentée par une entrée prématurée dans l’eau, et au lieu de sable, elle rencontre une sorte de vase dans laquelle elle perd une claquette. Malgré ses efforts, Fredo ne parviendra pas à la retrouver.

IMG_6910 IMG_6915 IMG_6921

Un court orage fait ressortir davantage encore, s’il est possible, les couleurs incroyables de la lagune, et nous fait sortir, nous, de l’eau si agréable après une bonne baignade sur du sable blanc, cette fois.

IMG_6975 IMG_6948 IMG_6955 IMG_6971IMG_6954

L’étape suivante sera le cenote de La Bruja qui donne sur la lagune mais que l’on peut atteindre en se frayant un chemin entre les buissons. Là, on trouve 2 cordes pour jouer à Tarzan et se jeter dans le cenote. Vu la profondeur (de 140 à 180m), moi, ça me fait un peu peur ! On rencontre Christin et Graham, des irlandais expatriés à Barcelone, qui arrivent en canoës.

IMG_6989 IMG_6992 IMG_6990 IMG_6984 IMG_7000

Quelques photos du lever du soleil à 5h30 du matin.

IMG_7013 IMG_7017 IMG_7043 IMG_7037 IMG_7021 IMG_7038 IMG_7018 IMG_7040 IMG_7044 IMG_7042

Un peu de culture de la banane et une visite chez les fourmis à feuilles.

IMG_6933 IMG_6935 IMG_6936 IMG_7006 IMG_7007

Puis, comme on est matinal, on attend le début des hostilités touristiques pour louer un moyen de flottaison. En discutant avec Balthazar, un « lanchero », on en vient à évoquer les tâches rouges qui sont apparues sur le corps d’Arthur depuis hier, et on fait le lien avec l’arbre d’où les garçons ont sauté la veille. Balthazar nous apprendra que cet arbre poison (chechén ?) est terriblement urticant si on entre en contact avec la sève, mais peut aussi provoquer une allergie, si on est sensible. Il m’embarque sur son scooter à la recherche de l’arbre guérisseur, le chaca (que des termes mayas ! ça ne va pas aider nos recherches sur le net, ça !). Ces mêmes arbres, nous les retrouverons au Belize, dont les effets seront confirmés en anglais par notre guide Justin.

IMG_7060

Après la cueillette de feuilles de chaca (Justin, lui, nous parlera plutôt de son écorce), nous retournons au muelle (ponton) retrouver le reste de la famille ainsi que Lionett et son compagnon avec qui on négocie le prix d’un tour guidé de 2h30 en lancha, avec Balthazar, soit 150 pesos par pers. Au menu :

les stromatolites, premiers organismes vivants, 3500 Millions d’années, (mi-pierre, mi-bactérie) qui ont été à l’origine de l’oxigène sur terre,

IMG_7102 IMG_7106

les cenotes et leur contribution aux 7 couleurs de la lagune : les nuances de couleur du sable, les éventuelles algues, et la profondeur sont à la source des variations de bleu/vert de l’eau,

IMG_7097 IMG_7067

le canal des pirates, seul accès à la lagune depuis l’océan qu’empruntaient les pirates pour s’approprier le « palo de tinta » (bois servant à la teinture du tissu) qui faisait fureur à l’époque, d’où la construction d’un fort de défense à Bacalar et d’un rétrécissement du canal.

IMG_7053

Le tout ponctué de baignades.

IMG_7084 IMG_7080  IMG_7111 IMG_7125 IMG_7115

Liyonett nous invite chez elle à Mexico DF et nous prenons rendez-vous en France pour 2016 où ils comptent faire un tour.

Voilà. Bacalar c’était chouett’ !  C’était bien agréable. Nous conseillons vivement ; du backpacker au touriste plus fortuné, tout le monde peut -pour l’instant- trouver son bonheur ici. Mais pour nous c’est déjà l’heure du départ, pour une autre étape du voyage : un chapelet de traversées de frontières, tâche beaucoup moins agréable, notamment dès la sortie du Guatemala.

Nous passons une nuit confortable à l’hôtel Yax Ha à Calderitas au nord de Chetumal pour 200 pesos. Nous avons fini par vider tant la batterie du camper que nous ne pouvons même plus lancer le générateur. Il nous faut donc nous brancher sur secteur, et profiter de la grande ville pour nous approvisionner en gaz. Dernières connexions à internet avant le passage de l’Amérique Centrale.

IMG_7138

H.

 

Yucatan-2

Yucatan 2

L’essentiel de l’action se déroulera sur Mérida, Yucatan et ses environs. Nous avions de bons souvenirs de cette ville, vont-ils se confirmer ? C’est ici aussi que nous allons passer la fête des morts, cette fête si particulière au Mexique.

J1 : Visite de la ville. Départ : l’office de tourisme. Eh oui, qui dit touristes, dit office avec des plans, des conseils et tout qui va bien. C’est seulement le troisième depuis que nous sommes au Mexique : Oaxaca, Campeche et donc Mérida. Pour le reste, soit tu as acheté ton guide papier en France, soit tu te débrouilles avec internet, soit tu te débrouilles tout court.

Nous nous asseyons sur le zocalo, la grande place centrale qui est le cœur de la vie en ville, pour préparer le plan de bataille. Là nous aborde M Rose (nous l’appellerons comme ça pour des raisons vestimentaires), « professionnel » du tourisme plein de l’espoir de nous guider. Il nous dit qu’à Mérida tout ou presque est gratuit : les visites et internet dans les parcs. Il nous conseille aussi sur quoi faire dans les environs et nous apprend finalement que le touriste français est connu pour avoir, comme les Mayas, « poco dinero ». Et il a raison en ce qui nous concerne, nous prenons ses conseils, mais nous nous passerons de ses autres services. Il va donc voir ailleurs, quand apparait Mme Orange (nous l’appellerons comme ça pour des raisons vestimentaires) qui se verrait bien nous guider, elle connait un peu la France, le sud…mais non. Rien n’y fera, nous allons essayer par nous-même.

29-10-14 Merida (37)

Enfin si on nous laisse y aller un jour ! Nous décollons donc avant que toutes les couleurs de l‘arc en ciel ne débarquent. Parce que eh oui, qui dit touristes, dit guides (entendre « gaïdes ») tous officiels bien sûr. Mais bon, il faut bien vivre.

Nous commencerons par le Palais du gouverneur et ses grandes peintures évoquant la vie et les croyances Mayas avant, pendant et après la conquista. Mais aussi après l’indépendance et la révolution. Une vie mouvementée faite de guerres et de révoltes, qui montre la fierté et le côté insoumis de ce peuple (Ils doivent avoir des génes communs avec les basques).

29-10-14 Merida (35) 29-10-14 Merida (32) 29-10-14 Merida (30)

Changement de côté du zocalo, et nous voilà dans la cathédrale.

29-10-14 Merida (29) 29-10-14 Merida (27)

Puis vient la visite du musée d’art contemporain, qui était plus un musée sur l’architecture  mexicaine mais qui nous a donné pas mal d’idées pour nos aménagements futurs.

29-10-14 Merida (26) 29-10-14 Merida (19) 29-10-14 Merida (17)

Nouveau changement de côté, la Casa Montejo. Plus vieille maison de la ville. Montejo est le nom de celui qui a réussi à soumettre le Yucatan après 50 ans de lutte.

29-10-14 Merida (3)

Ca suffit avec ce zocalo maintenant ! Direction le parc/marché Santa Anna pour casser la croute. Pour donner une idée du coût de la vie : 3 tortas (genre de kébab local sans les frites), des tacos pour Arthur = 70$ soit 4.5€ environ. Puis 4 jus de fruits (1/2l au moins) préparés devant nous et une grande salade de fruits = 90$ soit un peu moins de 6 €. Donc, un repas complet pour 4 personnes à 10 €. Mais bon, là nous nous sommes lâchés, nous aurions pu en avoir pour moins.

29-10-14 Merida (10) Meme les palmiers sont patriotes ici.

Retour à la voiture, nous nous trouvons une place pour la nuit et finissons la journée en faisant classe aux enfants. Ici depuis le changement d’heure à l’envers, le soleil se lève à 5h et se couche à 17h30. Nous avons donc de longues soirées d’hiv… enfin euh de la saison qu’il y a ici et maintenant. Ainsi la vie mexicaine est très matinale, et à 6h il y a déjà beaucoup d’effervescence dans les rues. Et nous nous sommes adaptés à ce rythme, en général coucher 8h30/9h et lever 6h30/7h. Le tout sans réveil et sans stress, le pied quoi. Surtout que cela nous permet de faire les ouvertures des parcs archéologiques ou de disposer d’une longue matinée pour les visites. Puis, avec la chaleur l’aprèm’, nous n’avons envie que d’une chose : nous poser à l’ombre et faire la sieste. Et c’est en fin d’après-midi que la vie reprend, avec le coucher du soleil donc.

J2 : Dzibilchaltun (entraînez-vous à le dire vite, c’est marrant).

IMG_6503

C’est un petit site archéologique au Nord de Merida, sur la route de Progresso, le port le plus proche. Il est surtout connu pour sa porte du soleil, un temple à travers lequel passe le soleil lors des équinoxes.

IMG_6498

Il a un musée sur les mayas très complet et ne se contentant pas seulement des pièces trouvées sur place. Il présente aussi l’habitat typique des mayas, encore d’actualité. Et nous montre de facon claire la fascination de ce peuple pour la souffrance et la mort.

IMG_6475 IMG_6481 IMG_6492

Une petite pyramide – il y a un minimum quand-même- et un palais.

IMG_6505

Mais il y a surtout, un cenote (Gouffre ou aven rempli d’une couche superficielle d’eau douce, produit par dissolution puis effondrement de terrains calcaires- Merci le net). Notre premier, pour les enfants comme pour nous. Avec de l’eau claire, des nénuphars et des petits poissons qui viennent te nettoyer la peau (et dire qu’il y en a qui payent pour ça). Cela dit nous n’étions pas fiers au début, et finalement, Arthur est devenu complètement accro. Il a fini avec une myriade de poissons lui picorant les jambes.

IMG_6515

IMG_6518 IMG_6534

Helena  (parce que nous ne maîtrisons pas très bien la langue de Cervantes), discute avec deux dames du coin qui nous conseillent de pousser vers la côte pour voir d’autres jolis cenotes.

Comme il n’est que midi, nous mangeons sur le site et nous revoici partis. 15 minutes plus tard, nous nous garons sur le parking d’El Corchito. On nous fait embarquer sur un canot à moteur pour traverser le « fleuve » et entrer dans la mangrove en face.

IMG_6570 IMG_6539IMG_6566

Et là, nous découvrons un lieu original aménagé par des pêcheurs pour mettre en valeur, non pas les cenotes mais les « ojos de agua » : des sources d’eau douce qui forment des bassins dans la mangrove. Un lieu bien sympathique où nous nous rafraîchirons jusqu’en fin d’aprem.

IMG_6552 IMG_6557

Nous aurons meme le loisir d’observer des singes qui n’en sont pas, ce sont des pijotes (nom local), ou coatis (nom connu d’Helena). Un genre de fourmillier de la famille des ours, si j’ai bien suivi. Ils grimpent bien aux arbres en tous cas.

IMG_6558 IMG_6562

Un petit détour 500m plus loin pour voir des flamands roses (encore) et retour sur Merida, courses & dodo.

IMG_6579

J3 : vendredi 31 octobre, dia de muertos. Et plus précisément Paseo de Animas (Marche des Ames) sur Merida. Mais ça, c’est le soir. Pour le moment, nous sommes tot le matin et il y a le parc du centenaire qui nous attend. Ce parc a été créé en 1910 pour commémorer les 100 ans de la révolution. Il comprend une partie récréative et une partie zoologique. Et bien qu’il soit gratuit, il est assez fourni et bien entretenu. Toute la matinée se passe donc lá, entre visite et tour en petit train et en télésiège.

01-11-14 Quad parque zool del cententenario (1) 31-10-14 Mérida Parque zool (12) IMG_6740 31-10-14 Mérida Parque zool (5) 31-10-14 Mérida Parque zool (18) 31-10-14 Mérida Parque zool (39) 31-10-14 Mérida Parque zool (35) 31-10-14 Mérida Parque zool (33)

A 5h, c’est le grand départ pour le parc San Juan, point de rendez-vous pour les festivités. Ici, elles se déroulent en trois jours, le 31 est le soir des enfants, et c’est le soir oú les âmes viennent sur terre pour passer les trois jours avec les vivants. Puis le 1er, c’est la fëte des adultes, et pour finir, le 2 sera la féte de tous les saints. Nous avons opté pour le jour des enfants étant donné que nous sommes précisément accompagnés d’enfants, et puis vomir du mezcal sur les tombes des autres, trés peu pour moi. Nous remontons une rue oú les gens et les assos de la ville ont monté des autels en hommage á leurs défunts:  a chacun sont style. Le point commun á tous ces autels est la présence de quatité de nourriture et de boisson.

31-10-14 Mérida Paseo de muertos (53) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (41) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (43) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (51)

Puis nous arrivons au « cimetiere général ». Noir de monde, tout éclairé, les gens sont partout, donc sur les tombes aussi, on mange, on boit, on se maquille, on pose pour des photos tout ça dans un cimetiere et de nuit. Brrrr!

31-10-14 Mérida Paseo de muertos (52) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (16) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (20) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (31) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (34) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (37) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (22) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (38)

Il y a une cérémonie maya et enfin arrivent les âmes tant attendues, elles commencent leur défilé dans les rues.

31-10-14 Mérida Paseo de muertos (15) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (9) 31-10-14 Mérida Paseo de muertos (6)

Nous les suivons un peu et décidons de bifurquer vers nos lits, il est 23h30, ça fait plus de 6h que nous y sommes, ça suffit: Bonne nuit!

J4: Jour off sur Merida: Classe, recherche d’une poste, recharge en eau potable, recharge des appareils electriques au parc, avec quelques mails et quelques snap’ et un article du blog envoyés au passage. Détente, glace, tout va bien. Nous nous avançons un peu pour la visite du lendemain en traversant la ville.

Les bons souvenirs de cette ville ont été plus que confirmés. Les enfants ne voulaient plus en partir. Il a fallu un gros appât pour réussir á les faire bouger: Chichen Itza (ou Chicken pizza, cf Dominique et Natalia). A bientót donc prés d’une des merveilles du monde moderne.

F.

PS: Je suis dans un cyber café avec un clavier qui ne connait pas la cédille, l’accent grave et le circonflexe, c’est dur.

PS2: je prend le risque de publier sans la relecture de miss « ortho » et miss « virgule au bon endroit » qui s’avèrent etre la meme personne, alors soyez indulgents plizz.

Yucatan-1

Yucatan 1 : Campeche, Uxmal, Celestun.

Comme souvent, nous revoici sur les routes à traverser un tout petit bout de Chiapas, un autre de Tabasco, pour nous retrouver enfin à l’entrée de la péninsule du Yucatan par l’état de Campeche. Des débuts de route sous la pluie et entourés de marécages.

25-10-14 Sur rte vers Yucatan (3)

Y’en a marre de toute cette pluie ! Nous allons finir translucides. Et en plus, au Chiapas, on nous a dit qu’il pleuvait dans toute la Republica ! Nous avions pourtant signé pour un an d’été.  Mais qu vois-je? Là-bas au loin, l’espoir renaît, il semble bien y avoir une trouée de soleil. Hourra ! Et enfin!

Le Yucatan sans un ciel bleu azur, ce ne serait plus le Yucatan.

La route étant longue, la première nuit se passe entre deux petits ports au sud de Campeche. Mer azur, ciel azur, beau coucher de soleil, faune locale (pélicans et iguane) et bon repas (pélicans et iguane au menu), rien ne manque. A l’origine nous nous étions arrêtés là pour le repas de midi, mais bon, coin sympa et faiblesse humaine… Nous en profitons donc pour faire la classe tranquille et pour traiter les habits longs contre los mosquos.

25-10-14 Golfe du Mexique (22) 25-10-14 Golfe du Mexique (25) 25-10-14 Golfe du Mexique (8) 25-10-14 Golfe du Mexique (7) 25-10-14 Golfe du Mexique (2) 26-10-14 Golfe du Mexique 26-10-14 Golfe Mexique (1)

Campeche.

Un imprévu sur notre trajet, mais comme il nous fallait faire le plein de gasolina, nous voilà dans la capitale de l’état éponyme.  Eh bien ça valait l’arrêt (nous n’avions qu’un aperçu de la ville au-dessus des murailles dans un premier temps…

26-10-14 Campeche (38)

cela a suffi pour piquer notre curiosité). Un  petit tour très sympa dans ce petit port, avec un centro historico toujours plus coloré, une architecture typiquement coloniale et un soleil de plomb.

26-10-14 Campeche (31) 26-10-14 Campeche (29) 26-10-14 Campeche (24) 26-10-14 Campeche (23) 26-10-14 Campeche (28) 26-10-14 Campeche (27) 26-10-14 Campeche (7) 26-10-14 Campeche (10) 26-10-14 Campeche (15) 26-10-14 Campeche (16) 26-10-14 Campeche (32)

Une chose est sûre, les marchants de peinture se portent bien ici!

Uxmal.

Site archéologique préhispanique. Nuit sur place. Nous décidons de faire l’ouverture (souvenirs cuisants de la visite par plus de 40°C). Nous arrivons donc devant l’entrée à…7h pour une ouverture à 8h. Raté ! En fait, Uxmal est dans l’état du Yucatan et il y  un décalage d’une heure. Nous revenons donc une heure plus tard, il fait déjà bien plus chaud, tant pis.

27-10-14 Uxmal (19)

Nous sommes ici chez les mayas comme à Palenque. Mais ici, à l’inverse de Palenque, le problème est le manque d’eau. Donc, le dieu le plus vénéré est Chaac, le dieu de la pluie avec sa trompe. Nous croiserons ses mascarones (masques) sur tout le site.27-10-14 Uxmal (78)î

Nous observons, de plus, de nombreux systèmes de récupération des eaux : le sol étant calcaire, celle-ci ne reste pas en surface, il faut donc la piéger. Ce site est le principal d’un ensemble que forment les sites mayas Puucs. Le ville a compté 40 000 habitants à son apogée (9eme et 10eme siècle) et a été occupée de -300 à l’arrivée des conquistadors.

Première originalité, une pyramide elliptique, la maison du devin.

27-10-14 Uxmal (92)

Deuxième originalité : cette décoration toute en motifs géométriques. Flagrant sur le quadrangulo de las monjas et sur le palacio del gobernador.

27-10-14 Uxmal (70) 27-10-14 Uxmal (77) 27-10-14 Uxmal (58)

Une pyramide « normale », le templo mayor. Ça grimpe toujours raide, mais de là-haut nous avons une super vue sur le plateau calcaire qui forme le Yucatan. Coucou et merci à Stéphanie et sa petite famille pour la photo et la rencontre brève mais sympathique.

27-10-14 Uxmal (54) 27-10-14 Uxmal (49)

Une grosse partie du site est encore à découvrir, et est donc toujours envahie par la végétation.

27-10-14 Uxmal (41)

Encore quelques exemples de l’architecture et des décorations originales de ce site.

27-10-14 Uxmal (12) 27-10-14 Uxmal (59) 27-10-14 Uxmal (80) 27-10-14 Uxmal (81) 27-10-14 Uxmal (85) 27-10-14 Uxmal (3)

Pour finir, un petit mot pour présenter les habitants actuels du site : les oiseaux et leurs amis les iguanes. Ils sont gros, ils sont partout et ils sont chez eux ici.

27-10-14 Uxmal (103) 27-10-14 Uxmal (95) 27-10-14 Uxmal (25) 27-10-14 Uxmal (24)27-10-14 Uxmal (6)

27-10-14 Uxmal (11) 27-10-14 Uxmal (33) 27-10-14 Uxmal (17) 27-10-14 Uxmal (14) 27-10-14 Uxmal (30) 27-10-14 Uxmal (88)

Un dernier petit mot, nous voyons que nous arrivons dans une zone plus touristique, les routes sont bien meilleures, et les prix des sites ont grimpé en flèche.

Un site intéressant, différent. L’ambiance intimiste de la visite (nous devons être une 20aine) nous l’a rendue d’autant plus agréable. Pour répondre á Néno, nous arrivons tôt sur les sites (avant les bus) en plus d’etre « hors saison », d’oú le peu de monde.

Celestun.

27-10-14 Celestun (11)

Petite station balnéaire sur la côte ouest et réserve naturelle. Au premier abord… bof bof. Beaucoup de déchets, et comme nous sommes en basse saison, ambiance de station balnéaire en basse saison : un peu glauque. Puis, en grattant, sur fond d’un magnifique coucher de soleil ( il est 17h30)…

27-10-14 Celestun (1) 27-10-14 Celestun (3) 27-10-14 Celestun (8)

…nous cherchons des renseignements à « la maison du parc national ». Nous rencontrons un « guarda parque » (quel métier de rêve !), qui nous invite dans son bureau et qui devient intarissable sur sa région et sur le Yucatan plus largement. Tout y passe : les tortues marines (de mars à septembre… dommage), les papillons monarques (qui vont commencer à débarquer… redommage), tout leur cycle de vie, passionnant. Les flamands roses, les crocodiles, la mangrove (immense ici), les déchets qui servent de remblais dans les jardins (zone marécageuse), et Dzibilchaltun et le Paseo de animas et, et… Bref à lui seul, il nous a fait le programme des prochains jours.

Nuit, dodo.

Tôt le matin, nous allons sur le site de la balade dans les mangroves. Il existe 2 formules, l’officielle celle du parador de turismo, avec canot à moteur pour 1500$ les 4 h dont deux en mer. Et l’officieuse, la version « canots du lac de Léon », avec balade et observation, le tout immergé dans la nature pour… 200$. Nous connaissant, vous aurez deviné notre choix. Tout d’abord prise de contact avec la mangrove le long d’un chemin sur pilotis.

28-10-14 Celestun (80) 28-10-14 Celestun (83) 28-10-14 Celestun (71)

28-10-14 Celestun (28)

Puis le ponton d’embarquement, et là, personne. Mais les barques sont là, les perches pour les pousser aussi. Nous ne réfléchissons pas longtemps, nous embarquons juste pour quelques minutes et pour la photo.

28-10-14 Celestun (62)

Mais en revenant au ponton, un jeune mexicain est là qui embarque sur une autre barque (non je ne vous mène pas en  bateau !). Au culot, nous lui demandons s’il ne pourrait pas nous faire faire le tour. Il réfléchit, et accepte pour 200$ donc. Pendant le tour, il nous apprend que normalement les « canotiers » sont à la pêche, parce qu’en basse saison l’écotourisme n’est pas rentable. Mais lui, aujourd’hui, il avait la flemme (Ahora, tengo gran flogera). Une chance pour nous, donc. Un super tour de 2 h 30 dans une nature très sauvage, si près d’un village autant envahi par les déchets, c’est étonnant.

Nous y croiserons : le flamand, le pélican, l’aigle pêcheur, un genre de vautour, l’ibis blanc et noir, la grande aigrette blanche, le cormoran, et d’autres oiseaux inconnus de nous. Pas de crocodiles (ils sortent le soir) et pas vu de serpents dans les arbres (ce n’est pas plus mal).

28-10-14 Celestun (64) 28-10-14 Celestun (24) 28-10-14 Celestun (21) 28-10-14 Celestun (53) 28-10-14 Celestun (47) 28-10-14 Celestun (48) 28-10-14 Celestun (29) 28-10-14 Celestun (17)

Mais la star, pour une (autre) fois, n’est pas animale, mais végétale : les palétuviers rouges (Manglar rojo) et leurs termitières perchées à qui nous devons cette magnifique mangrove.

28-10-14 Celestun (78)

Après cette balade nature, nous nous restaurons, nous faisons classe, nous visitons l’expo sur des animaux « locos » dans la maison du parc…

28-10-14 Celestun (2) 28-10-14 Celestun (3) 28-10-14 Celestun (10) 28-10-14 Celestun (11)

… et nous roulons jusqu’à Mérida, lieu de nos prochaines aventures. A bientôt donc, dans … Yucatan 2… le retour !

PS: Pour l’anectode, nous recroisons le monsieur qui nous proposait la balade á 1500$, ils nous demamde á combien nous avons fait notre tour, et quand nous le lui disons, il nous dit sans se démonter que lui nous l’aurait fait á 100$. Il faut étre dur en affaire ici!

PS2 : Pas une goutte de pluie depuis que nous sommes dans le Yucatan (bon, un petit orage d’une heure quand même). Ces gars du Chiapas sont comme les parisiens jaloux qui disent toujours qu’il pleut à Marseille ! Na !

F.