Archives pour la catégorie 08- Mexique

La Venta et Palenque

Il semblerait qu’on soit arrivés trop tard à La Venta, site archéologique phare des Olmèques. 15h. La porte est enroulée d’un antivol, le monsieur encore à l’accueil annonce que le parc ouvre demain à 8h. Quelque chose me dit que, vu le temps et le manque de visiteurs, ils ont décidé d’écourter la journée. On n‘a pas insisté pensant à tort qu’une heure serait insuffisante pour apprécier le lieu. En ce moment, après Coluche, Star Wars nous accompagne quand on a du temps qui se perd. Les enfants réclament la suite.
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Le matin, à la « fraîche », 8h15 on est sur le pied de guerre, prêts à affronter les ruines sous la pluie qui ne veut pas cesser. C’est vraiment bizarre ces nuits qui se suivent mais ne se ressemblent pas : une nuit, le sac de couchage est nécessaire pour ne pas finir en glaçon, la nuit suivante on ne supporte aucun drap, le pyjama étant de toute façon déjà de trop.
Bref, on est dispos –à défaut d’être frais- pour la visite.
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Le temps de l’averse, promenade et lecture des pancartes dans le petit espace musée : les pièces originales ont été déplacées à Villahermosa, afin de les protéger des intempéries mais aussi des gens de Pemex, entreprise d’Etat qui exploite le pétrole sur une partie de la zone archéologique ! Incroyable et pourtant toujours aussi vrai ! Du coup, nous n’aurons droit qu’à des répliques en ce qui concerne les grosses têtes d’olmèques qui ornaient la cité.
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Quant à la cité elle-même, disons en premier lieu qu’elle était faite de talus de terre compactée et d’argile, et que seul le bas des temples était parfois décoré de pierre. De ce fait, les fouilles n’ont pas été plus loin dans le défrichage, au risque de mettre à nu un matériau trop friable, et pour l’instant protégé par une herbe drue. Conclusion, on navigue dans un espace très vert, vallonné autour d’un monticule plus haut que les autres et qu’on soupçonne fortement être le centre de la vie cérémonielle préhispanique, le tout parsemé de belles reproductions de statues. Quand je dis qu’on navigue je suis influencée par la quantité d’eau stagnante et ruisselante du lieu, suggérant qu’on aurait pu aussi bien faire la visite en pirogue. Bon, j’exagère un poil, mais les claquettes et les culottes courtes étaient la meilleure option. En fait, j’omets un détail assez important et qui a passablement réduit notre temps de visite : il s’agit des fameux moustiques. On avait pourtant tout prévu : le répulsif a été mis en action sur les parties les plus accessibles de notre peau, mais on a lésiné sur les t-shirts et les bermudas, pensant qu’avec la venue du jour (à défaut du soleil) leurs attaques iraient en diminuant. Que nenni ! Ni le ciel qui nous arrosait abondamment ni la lumière du jour n’ont eu raison de leur soif de sang. Nous restions donc bien en mouvement ! Un petit tour en haut du monticule le plus élevé pour observer le paysage de lagunes, jungle et usine pétrolifère mêlées, et retour rapide à la voiture. Contrairement à d’autres sites, celui-ci est assez imbriqué dans la vie urbaine actuelle (je n’ose pas dire ‘moderne’ de peur d’égarer quelques lecteurs sur la réalité du terrain).
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Nous revoilà sur les routes. Aux environs de Villahermosa, nous assistons à l’un des nombreux ouvrages d’art du Mexique. Comme dit précédemment, ce pays fait et refait ses routes, soit par nécessité géologique et météorologique, soit constance du défaut de fabrication. Il semble bien équipé en machines et engins en tous genre, et pourtant, ce sont toujours de grandes équipes d’ouvriers qui font la circulation à leur manière (et que personne ne respecte !), qui préparent le béton à la pelle, construisent les armatures des piles de ponts en tricotant les liens entre fers à béton avec du fil de fer,… Une vraie fourmilière… en un peu moins organisé ! Assez difficile à prendre en photo!
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Des aménagements vraiment pas clairs pour les bretelles d’autoroute!
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La petite ville Palenque nous accueille avec une vie nocturne très animée : de très nombreux commerces qui semblent durer dans le temps sont investis par de nombreux piétons. Cette effervescence est assez logique étant donné l’apport du tourisme, mais surprenante pour nous qui avons vu jusque-là beaucoup de boutiques redondantes –souvent de bric et de broc- occupées par seulement un vendeur inactif, assis sur sa chaise, dans l’attente d’un client. Ici, donc, le niveau de vie est bien meilleur qu’ailleurs. On voit également de grands investissements faits pour les fouilles archéologiques ainsi qu’une myriade d’hôtels.
On passera 4 heures rien qu’au milieu des ruines. Nichées au cœur de la jungle, ordinairement enveloppées de brumes matinales
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–pour nous, ce sera toute la journée-, ces pyramides conservent leur temple à leur sommet et une véritable majesté se dégage de ce lieu particulièrement bien conservé, bien restauré et si riche.
Cette fois, nous monterons toutes les marches,
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irons voir tous les bas-reliefs,
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nous resterons un long moment dans le palais du fameux Gouverneur maya Pakal. Les toits et plafonds sont encore présents et nous abritent des quelques averses qui ponctueront la balade. Cette fois, nous prenons le temps parcourir le lieu dans toutes ses dimensions. Les années précédentes, le rythme du voyage était plus trépident et la fatigue était parfois plus forte que l’envie de découverte, suivi ensuite de quelques regrets de ne s’être pas laissé davantage imprégner par l’ambiance. Aujourd’hui c’est chose faite.
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Nous découvrons également l’aqueduc maya qui complète le travail, colossal pour l’époque, de cette cité.
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Un détour par le tombeau de la reine rouge, la fameuse pyramide des inscriptions et son tombeau de Pakal, la place des temples du soleil, les bonnes grosses charnières et tout ce qu’il reste à découvrir. Le tout bien arrosé, s’il vous plaît.
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Des singes hurleurs nous surprennent : leur cri est proche de celui de Chubaca (pour rester dans la thématique qui croise nos moments creux –soit dit en passant, on voit fugitivement Palenque dans l‘épisode IV). Assez effrayant. Difficiles à photographier en tous cas, car ces singes étaient mobiles et à la cime des arbres d’une forêt dense.
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En s’enfonçant dans la verdure, on suit un cours d’eau qui cascade en vasques d’eau claire malgré les nuages qui se déversent. On ne peut plus se baigner à cet endroit comme nous l’avions fait tantôt, les archéologues ayant mis en valeur tout un groupe de bâtiments. Une passerelle suspendue fait la joie des enfants.
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Le nouveau musée du site, vaut également le détour. De nombreuses pièces originales découvertes sur place nous surprennent. Il s’agit en majorité d’encensoirs en terre cuite richement ouvragés (partie basse servant de brasero, la partie haute contenait les offrandes : résines, sang humain, …). Ces objets étaient régulièrement enterrés au pied des temples en offrande et renouvelés, d’où leur quantité et leur conservation. C’est aussi dans le musée que l’on trouve une copie taille réelle du tombeau de Pakal. Enfin on peut aussi y admirer des masques de jade (ou pas, celui de Pakal a été dérobé, ils ne doivent plus prendre de risques), et de nombreux autres bijoux.
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Après cet interlude historique, nous souhaitons faire un tour dans le parc national qui englobe le site et dont nous avons aussi payé l’entrée (cumul des entrées obligatoire), pour voir la nature sauvage et profiter du bain dont on a été frustré. Il fait terriblement lourd malgré l’orage et la pluie. L’air ne fraîchit pas. C’est insensé. Nous sommes autant mouillés par la pluie que par la transpiration. Nous buvons l’air que nous respirons. Nous arrivons en vue du sentier aménagé quand un déluge s’abat sur le véhicule : on y va quand même ou pas ? Bien sûr qu’on y va, à l’unanimité ! C’est donc avec le minimum d’affaires que nous quittons Bob, et nous arrivons au pied de la cascade détrempés mais bien contents de pouvoir rincer nos habits poisseux et nous mettre en maillot. Un crabe (!) pince l’orteil de Fredo ; nous sommes sur son territoire. Quand la pluie se calme, nous osons sortir l’appareil photo.
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La promenade aura été mémorable bien que nous n’ayons vu aucun toucan ni ce serpent si dangereux. Palenque aura marqué notre séjour de 2 jours entiers par l’élément eau. Heureusement, finalement, que les sèche-linges existent. Nous n’aurions pas pu gérer la lessive sans l’aide de la lavanderia. Nous quittons déjà le Chiapas un peu tristes, mais plein de l’espoir de trouver du soleil.
 Deux petites dernières pour la route.
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H.

Le salaire de la peur.

La route Oaxaca-Tuxtepec.

La mission qui nous avait été confiée consistait en un convoyage de personnes d’Oaxaca à Tuxtepec. Au premier abord, l’opération semblait facile et nous l’avions préparée comme d’habitude : prise de connaissance des points chauds sur une carte, anticipation des imprévus dans la mesure du possible. Mais il était dit que nous n’y arriverions pas sans passer par de multiples épreuves. Nous aurions dû le savoir et dans le fond, je crois, que nous le savions déjà.

Tout avait pourtant bien commencé. En ce dimanche, bien que pluvieux, nous avions fait une visite très enrichissante à Monte Alban. En descendant de la montagne blanche, nous avions fait le plein d’eau potable, pour les humains et de gasolina (Pemex Magna : 13.13 $/l, toujours au même prix depuis que nous sommes au Mexique) pour Bob, l’escargot. La journée se déroulait, l’heure du déjeuner (si tant est qu’il y en ait une au Mexique, les gens mangent à toute heure) avait sonné, nous avions décidé d’écouter les conseils d’une amie et nous nous dirigions vers le restaurant « Los Adobes », calle Bustamente. Mais nos recherches furent vaines, jamais nous ne trouvâmes le-dit restaurant. Nous nous rabattîmes donc sur le marché pour remplir nos estomacs et nos paniers.

Etant donné la latitude, la nuit tombe vite ici, aussi nous décidâmes de nous mettre en route assez tôt. Le plan étant de s’arrêter dormir dans la nature à la sortie de la ville. La pluie n’a toujours pas cessé, ça fait trois jours que ça dure. Mais, soit que nous l’ayons ratée, soit qu’elle n’existait tout bonnement pas, nous ne trouvâmes jamais l’entrée vers le parc naturel choisit. Qu’à cela ne tienne, nous continuons la route, et nous trouverons bien quelque endroit sympa pour s’arrêter. Ce fut là notre première grosse erreur, le mauvais temps, allié au profil du terrain et au mauvais état de la route, nous causèrent nos premières frayeurs.

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Il faut imaginer : c’est une route de montagne et la nuit est tombée, sous la pluie. Le marquage au sol est soit effacé, soit inexistant. La route est assez étroite, et quand nous croisons d’autres gros véhicules (camions ou bus), ça passe juste, les roues au bord du précipice que nous imaginons profond. De plus, les bas-côtés sont très bas, et nous n’avons pas envie d’y mettre le bout d’un pneu étant donné la fragilité de ce que nous transportons.

Première alerte : un ralentissement. Une zone de travaux, la moitié de la route a été emportée et la circulation se fait sur ce qu’il reste de route. Ça passe sans problème. Nous commençons à nous habituer à ces virages en lacets, à cette route, nous prenons le rythme quand surgit, au détour d’un virage, un arbre tombé en travers de la route. Moment de panique, coup de volant pour passer par l’endroit dégagé. Car oui, cet arbre ne vient pas de tomber puisqu’il a été tronçonné. Mais pas pour dégager toute la route, ce serait trop facile, juste une voie, l’autre voie. Heureusement il n’y avait pas de voiture qui arrivait en face. Et aucun signalement pour l’obstacle. Bon. Nous allons garder notre concentration, ralentir encore (si c’est possible, nous grimpons depuis le départ et le moteur a plus de 5 tonnes à tirer) et continuer jusqu’au premier endroit disponible pour s’arrêter.

Et quelques lacets plus loin, en plein virage, ce n’est plus la moitié, mais les deux tiers de la route qui s’en sont allés ! Et c‘est tout récent.  Heureusement, nous sommes du bon côté, ce qui ne m’empêche pas de bien flipper en passant. Il y a des voitures en face, elles ont vu l’obstacle et attendent patiemment que nous soyons passés. Encore quelques lacets et nous atteignons le col (2900m). Un sol plat, un parking sur le bord de la route, nous ne faisons pas les difficiles et nous faufilons près d’un camion pour un repas et une nuit bien mérités.

Une nuit fraîche, bienvenue pour calmer les esprits. Un bon petit dej’ et c’est parti pour la descente  vertigineuse. Et sinueuse. Nous avions dans l’idée de profiter de la route pour instruire les lardons. Pour ce faire ma compagne avait décidé de rester derrière avec eux. Mal lui en a pris, après deux heures de routes, balancés dans tous les sens, par les virages, les coups de volants pour éviter les obstacles et les trous de la route défoncée, ils sortent de là lessivés et avec une nausée persistante.

La pause se fait sur un petit parking, près d’une cascade où je décide de me rafraîchir et où nous nous restaurerons. Sautera ? Sautera pas ?

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La descente ne dure plus tellement, après un plateau à 2200m, nous remontons sur les sommets, 60 à 70 km à osciller entre 2900 et 3000m. Et malgré cela, une végétation dense accrochée sur les bords de la route, où de gros rochers menacent constamment de se décrocher. Certains d’ailleurs sont tombés et sont toujours là, juste poussés sur le côté… comme s’il y avait trop de place !

Encore un passage chaud, nous venions de passer un endroit où la route avait été complètement refaite après avoir été emportée, 4 petites croix signifiant que le lieu avait été fatal. Et là soudain, changement de décor, de la roche nue et du sable partout devant nous. Il n’y a plus de route ! Le passage se fait sur les rocs et le sable mis là pour en reconstruire une. Une certaine attente pour laisser travailler les tractopelles, et c’est à nous de passer, entre le tractopelle et le vide…vide. Sur du sable. Gloups ! Nous sommes passés, nous sommes encore là, Bob est entier. Un gros OUF.

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Et dire que nous sommes passés là-dessus!

A partir de là s’amorce la descente jusqu’au niveau de la mer. Au début dans le brouillard…

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puis le temps se débouchant, dans des paysages évoluant au fur et à mesure que la végétation change, les cocotiers et les bananiers réapparaissent. RAS. Ah ! Si ! Juste un veau tétant sa mère au milieu de la route.

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La mission était accomplie, nous étions dans vallée « Nacional » (les noms sont bizarres parfois, un village s’appelait « Réforme Agraire » par exemple). Mais il sera dit que nous aurons souffert jusqu’ au bout. Dans un village, un gros bouchon. Pas de dragée Fuca, ni de bison futé sur nous, nous nous voyons obligé de patienter. Au bout d’un certain temps, deux véhicules arrivent d’en face et nous disent que nous ne pourrons pas passer. Je commence à être gagné par le découragement et m’imagine déjà refaire tout le parcours en sens inverse. Heureusement, Helena partie en éclaireuse revient en annonçant que ce n’est qu’une protestation, et que si l’on veut passer, il va falloir payer 50$.

ON PAYE ! ON PAYE, tout de suite ! En passant, nous demandons quand même la raison de la protestation. C’est contre le … mauvais état de la route !

Et voilà, nous débarquons à Tuxtepec, Oaxaca, après 250km, 20 à 30 chantiers, des portions neuves et beaucoup d’autres détériorées, soit 9h de route! Au Mexique, on ne parle pas en kilométrage, on parle en heures de route. Et souvent, il y en a un paquet, d’heures.

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Nous sommes entiers, j’ai juste le dos en compote à cause de la tension, les yeux qui brûlent à force de chercher les obstacles. Et je crains que ce ne soit qu’un entraînement avant les routes des Andes.

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Nous verrons bien.

F.

Monte Alban.

Après un assez long intermède citadin,nous revoici chez les… les quoi d’ailleurs? Monte Alban, cité fondée par les Olmèques, connait son apogée sous les Zapothèques (de 200 AC à 600 DC). Pour être ensuite abandonnée et réoccupée au 12eme siècle par les Mixtèques. Sans parler des missionnaires espagnols qui cherchaient ensuite à effacer au maximum les traces des anciens dieux. Nous obtenons là une mozaïque assez réussie finalement.

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Nous sommes sur un sommet qui a été arasé et aménagé selon un axe N-S, seul un batiment est en décalage. Rien ne manque, palais, habitations (contenant le plus souvent le tombeau de la famille), temples, observatoire astronomique  (à moins que ce ne soit un arc de triomphe) et le terrain de pelote (décidement, ces basques).

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L’ originalité du site réside dans sa localisation, la ville perchée domine trois vallées et offre une magnifique vue sur les environs. Vue dont nous ne pouvons pas bien profiter à cause du temps bouché et même de la pluie. Les plantes, elles, semblent aprécier davantage cette pluie.

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L’autre originalité, ce sont ces danseurs. Les « danzantes » n’en sont pas en fait. Ou si … peut-être. Bref ce seraient des prisonniers que l’on a privé de la capacité de se reproduire. Qui ne danserait pas après une telle opération?

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C’est le premier site que nous visitons présentant une forme d’écriture, des glyphes.

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Nous avons beaucoup aprécié ce site, pour ses explications assez complètes sur place, pour ses fouilles méthodiques qui permettent vraiment d’apprendre des choses sur les occupants de la cité. Ce n’est hélas pas toujours le cas  au Mexique. Nous avons plutôt rencontré des « explications » nous décrivant juste ce que nous avions sous les yeux. Mais gageons que cela ira de mieux en mieux.

Je vous laisse, une longue et périlleuse route nous attend. Rendez-vous à La Venta, Tabasco.

F.