Archives pour la catégorie 09-Central America

Les douanes en Amérique Centrale

Voilà un article annoncé qui arrive enfin, pour les curieux, et pour les routards que ça peut intéresser.

Les douanes en Amérique Centrale : novembre/décembre 2014

Il faut d’abord savoir que certains pays font payer des droits de douane à l’entrée et/ou à la sortie. Pour cela, il sera indiqué à chaque passage de frontière ce qu’on a payé côté « entrée » et côté « sortie ». Il va sans dire que la plupart du temps il n’y a rien d’explicite quant à ce qui est dû officiellement, encore moins comment réaliser les différentes étapes, similaires partout et pourtant différentes d’un endroit à l’autre. Pour des raisons pratiques, tous les tarifs sont donnés en dollars US. Dans la mesure où je l’ai noté, j’indique aussi le moment où nous avons traversé la frontière, parce que sans aucun doute, cela joue dans le zèle des douaniers.

Parmi les documents à avoir :

-si on est sans véhicule : passeport comptant suffisamment de place disponible pour la ribambelle de tampons à venir (si celui-ci est plein, il faudra le refaire faire… Bonjour les tracas inutiles !). Globalement, à part une file de temps à autre, cela se déroule rapidement. Quelques visas à payer par-ci par-là.

-si on a un véhicule, pour l’obtention (voire souvent pour sa clôture) du permis temporaire d’importation : une copie du passeport (du ou des conducteur), une copie des papiers du véhicule (carte grise), plus rarement, une copie du permis de conduire des conducteurs et la copie du permis d’importation du pays (à la sortie du pays). + les originaux ! Nous étions dans ce cas-là. Ce  qui ne nous exonère pas de passer à la « migracion » pour montrer nos minois et obtenir un tampon de visa sur nos passeports ! De plus, à certains endroits, on nous demande une décontamination du véhicule (desinfeccion o fumigacion) : projection manuelle ou automatisée de produit chimique.

Mexique-Belize (15 + 30 minutes) Chetumal vers 16h

08-11-14 Belize frontière (1) 09-11-14 Dollar beliz 09-11-14 Crooked Tree (49)

SORTIE : 0 $

ENTREE : 0 $ pour visa, 10 $ d’assurance auto pour 3 jours (60$ pour 1 mois), ? fumigation ??

Tout d’abord, on doit dire que le Mexique nous a restitué la caution que l’on avait dû payer à l’entrée (200$), reversée sur le compte de la CB qui l’avait réglé, le tout sans aucun reçu. Franchement, on n’y croyait pas trop. Bonne surprise, donc, lorsqu’on vérifiera quelques jours plus tard l’état de  notre compte !

Pour la sortie, la dame demande à voir la voiture et faire la photo de notre numéro de châssis. Et c’est tout.

Passage côté bélizien : Waouwww ! Le bazar !!!! tout est en chantier, les bâtiments qu’on nous montre du doigt sont tous éparpillés et on ne sait dans quel ordre se fait le circuit. On nous annonce les 4 démarches à accomplir ! Parfait ! Voilà qui a l’avantage de vouloir être transparent : bureau de douane (pour les passeports), bureau de déclaration des biens importés dans le pays, assurance pour la voiture, inspection du véhicule et fumigation… J’ai dû mal compter…

Pour ce qui est des 2 premières étapes, les 2 bureaux s’enchainent, ok, pas de soucis. La douanière fronce les sourcils en voyant un camper qui s’ajoute au pick up, mais ne cherche pas d’embrouille, sa journée est bientôt finie ! Nous attendons dans la poussière le temps que Fredo déplace la voiture. En cours de route, il s’arrête, il semblerait que ce soit le moment de l’inspection… Le gars ne montera pas la marche du camper, sa journée semble avoir été rude, là-aussi. Fredo nous prend et me dépose à la maison 100 m plus loin : c’est celle de l’assureur. Il nous apprend qu’on a dépassé la fumigation, qu’on peut laisser tomber. Bon, ben, ça nous arrange, mais on ne peut donc pas dire combien d’autres auraient à payer. Ça se trouve, ne sont concernés que les véhicules commerciaux.

Et voilà, nous sommes parés. NB : on nous offre une carte du pays ! Bonne surprise !

Belize – Guatemala (30 min +2h )  Melchor de Mencos -le matin (~10h30)

13-11-14 Flores Guatemala (4) 15-11-14 Quetzales (2)

SORTIE : 14 $ par personne : Assez rapide, mais pour payer par carte bleu le temps pour accéder au bureau adéquat allonge les démarches.

ENTRÉE: environ 7 $ (46 quetzales) pour désinfection, environ 23 $ (160 quetz) pour le permis d’importation du véhicule, 0 $ pour les visas

Grosso modo, y a rien à faire, tout coule de source et s’enchaîne : le paiement de la désinfection au guichet tout proche, puis remplissage de la paperasse concernant le permis de circulation dans le pays et tampon des passeports, en face. En général, nous sommes quasiment toujours les seuls au guichet concernant la voiture. Et  malgré cela, remplir une feuille A4 sur l’ordi avec nos données prend énormément de temps. Mais ce qui nous a également retardé, c’est que nous, n’ayant pas de quetzales, et eux n’ayant pas de terminal pour carte bleu (tout se paie en liquide), Fredo devra, une fois de plus, courir jusqu’à la ville à 500m (sans visa, ni papier) pour retirer des sous. Y a bien une quantité incroyable changeurs, tous avec des liasses tout aussi incroyables de billets, mais il se trouve que nous avons fait le plein d’essence en dollars béliziens et vu ce que consomme notre bête, tout y est passé. Il y avait bien des copies de je ne sais plus quoi qui nous manquaient, mais comme tous les services de copies étaient alors fermés, c’est le gars devant son ordi qui s’en est débrouillé très bien tout seul. Bonne initiative ici aussi : une carte touristique nous est offerte.

Guatemala-El Salvador (3h30) San Cristobal à 6h du matin Lundi (jour de marché frontalier!)

Salvador dollar

SORTIE : 0 $

ENTREE : 0 $

Jour de marché, un bronx incroyable dès 3h du matin, des deux côtés de la frontière et sur la frontière. On a beau être présent dès l’ouverture des bureaux, les démarches habituelles n’ayant rien de difficile ou différent d’ailleurs, on a beau être les seuls à chaque guichet, le matin n’est décidément pas le meilleur moment pour changer de pays (cf frontière USA-Mexique). Le problème, ici, c’est le petit déjeuner. Vous connaissez les traditions des petits Hobbits ? Leur premier puis leur deuxième déjeuner sacré ? Ben, disons qu’ici vivraient des petits Hobbits qui ne se restaureraient pas tous en même temps mais l’un après l’autre et pendant leurs heures de service.

En gros, il faut clôturer le permis d’importation guatémaltèque de la voiture et en faire un nouveau pour Le Salvador, et tamponner nos passeports. Et cela, sachant qu’on est entrés, depuis le Guatemala, dans la zone du C4, l’ensemble des petits pays qui ont eu, j’imagine (et ne puis qu’imaginer), l’envie de simplifier les démarches administratives. Par exemple, en entrant dans le C4, on obtient un visa de 90 jours, les tampons à l‘intérieur du C4 n’ayant qu’un rôle décoratif. Il nous faudra néanmoins faire preuve de patience dans tous ces pays, tellement le passage des frontières est alambiqué, brouillon et remplis de requins (guides officieux/officiels ? et changeurs de monnaie) ou devrais-je dire sangsues, de mendiants et vendeurs en tous genres !

Bon, alors c’est simple : Un gars non identifié au bord de la route nous met un grigri ou un tampon sur notre permis d’importation puis direction migration pour qu’on nous remette un petit papier qui indique le nombre de personnes sortant puis passage à la douane ; mais en ce qui concerne le permis d’importation du véhicule, le Guatemala nous conseille de ne pas le clôturer de suite, car, si jamais Le Salvador nous refuserait son entrée, nous nous verrions coincés entre les deux douanes ! Donc après avoir attendu patiemment qu’un douanier nous annonce cela, il a fallu patienter côté Salvadorien qu’on nous fasse une pré-autorisation d’importation, puis revenir attendre 40 min la fin de la pause petit dej’ guatemaltèque pour qu’on nous clôture enfin le permis, puis revenir au Salvador et attendre le même type de pause que le gars revienne et nous délivre le permis définitif, mais cela après être passé montrer nos passeports et le petit papier du début, bien sûr. Je suis sur le point de craquer. Ils se foutent royalement du monde ! Des guichets rien que pour moi et j’aurai passé 3h30 en attente bête et méchante et en allers et venues tout aussi bêtes. Heureusement que les 2 bâtiments respectifs sont assez proches (~150m) et que douane et migration sont regroupés.

PS : profiter du Salvador pour se réapprovisionner en dollars US , monnaie qui évite beaucoup d’embûches, acceptée partout. Le Salvador utilise le dollar américain comme monnaie. Je me demande qui frappe leur monnaie ! Scotiabank est une banque que l’on a rencontré depuis les USA et qui accepte nos cartes européennes tout en étant des moins chères quant au frais bancaires.

El Salvador-Honduras  (2h)  Pasaquina vers 16h00

18-11-14 Lempiras Honduras (1) Honduras

SORTIE : 0 $

ENTREE : 3 $ par personne, 34$ permis d’importation, ? fumigation ?? (+ 55 $ pour le guide négociable et non indispensable)

+ On avait été prévenu que le Honduras était tatillon et réclamait bandes réfléchissantes sur tout le pourtour du véhicule, 2 triangles de sécurité et un extincteur. Nous avions donc complété notre panoplie en amont.

Bien entendu, nous avons été assailli par les guides qui proposent de nous faire gagner du temps, et vu l’heure, cela nous intéresse. De plus, il nous manque un papier de la voiture qui, ici semble-t-il, est nécessaire. Il y a sans doute du vrai là-dedans et beaucoup d’embobinage ! On accepte les services du guide (2 frères en l’occurrence) qui s’occupent de faire les démarches sans nous ; ils font même sortir un des fonctionnaires pour qu’il nous valide nos papiers incomplets donc, sous-entendu, « frauduleux ». Puis au moment de payer les 10 $ de pourboire établis dès le départ, la note monte à 55 $ parce qu’il fallait bien 10 $ par-ci pour soudoyer le fonctionnaire, puis d’autres dollars pour payer la fumigation fantôme et le soudoiement des fumigateurs et par un tour de passe-passe 55 $ ont disparu de notre porte-monnaie. C’est rageant d’être embobiné ainsi, mais en fin de compte, ce n‘est pas une somme indécente et nous voilà en Honduras un peu fatigués de tant d’énervement en si peu de temps.

Honduras-Nicaragua (1h30/2h environ) Somotillo à 10h30

19-11-14 Nicaragua (1) Nicaragua

SORTIE : 0 $

ENTREE : 10/12 $ de visa ( ?), 12 $ d’assurance, attention : pas de fumigation !!!

+ questionnaire de santé à remplir

Sortie sans soucis. Côté Nicaragua, une nuée de guides de tous âges nous propose ses services. Il devient néanmoins un peu plus facile de s’en défaire. Par contre on tombe dans un guet-apens : on nous oriente comme véhicule lourd vers la fumigation. Bien entendu c‘est une arnaque, mais il est difficile de savoir, selon les pays, si nous sommes considérés comme véhicule lourd ou léger. Bref, 3,75$ jetés par la fenêtre. Y en a marre. Seuls étaient concernés les transporteurs de marchandises.

Les démarches douanières côté Nicaragua sont un peu plus longues mais faciles. Pour ce qui est du visa, on nous demande 12$ contre un reçu qui indique 10$. Pourquoi ? On s’en est aperçu un tard, pas envie de refaire la queue. Pour obtenir le visa, il fallait d’abord avoir rempli un questionnaire de santé. C’est la première fois qu’on rencontre ce genre de mesure. Puis il faut s’occuper des papiers habituels du véhicule au guichet approprié et à l’extérieur, prendre une assurance, dossier rempli sur un genou.

Nicaragua-Costa Rica (3h) Peñas Blancas (La Cruz) sur la Panaméricaine 17h

26-11-14 Costa Rica (33) costa rica19-11-14 Douane Nica pres du C R

SORTIE: 2 $

ENTREE: 0 $ de visa, 35 $ d’assurance

Un peu brouillon côté Nicaragua : Contrôle des passeports sur le bord de la route, remplir un formulaire de sortie, faire signer le permis d’importation par un agent de police. Puis trouver un inspecteur pour une inspection ultra rapide de la voiture et avec tout cela, aller voir un policier de la douane pour annuler le permis d’importation du véhicule.

Puis, faire tamponner les passeports par une dame avare en salive ou muette (ne communique que par geste) et remettre le questionnaire (et payer les 2$).

Beaucoup d’étapes sans grande lisibilité mais au moins tout est concentré au même endroit.

Côté Costa Rica : 2 lieux principaux de démarches. D’abord remplissage d’un formulaire d’entrée  et tampon des passeports (+ scanner des valises si on voyage avec un sac à dos). Puis, dans le petit bâtiment en face, remplissage de la demande de permis d’importation et constitution du dossier avec les photocopies basiques qu’on avait bien sûr préparées. C‘est là qu’a lieu l’inspection rapide de l’intérieur du camper et la photo du numéro de série de a voiture. On y rencontre une famille polyglotte ayant vécu au Canada récemment réinstallée au Nicaragua. Beaucoup d’attente pour eux qui ont 3 enfants en bas âge !

Puis, deuxième étape, tourner de suite à droite et sur la gauche se trouve un bâtiment où il faut se garer. Aller au guichet extérieur prendre une assurance. Puis, sur le côté, une cabane propose un service de photocopie : y copier le contrat d’assurance et le tampon du visa sur le passeport pour 100 colons. Présenter le dossier maintenant complet à l’intérieur du bâtiment. Une fois que le permis est validé, on peut y aller.

Costa Rica-Panama (2h30) Paso Canoas après-midi

dollar01-12-14 Colon Ferry Panama (4) 26-11-14 Costa Rica Frontière ac Panama

SORTIE : 7$ par pers

ENTREE : 15,45$ d’assurance, 8$ de fumigation, 1$ de taxe municipale par pers

Côté sortie, c’est rapide : il faut passer par un guichet bancaire pour s’acquitter des frais de sortie, remplir un formulaire de sortie par personne et faire tamponner le passeport. Tout est au même endroit. Puis, il s’agit de traverser la zone libre de joyeux bordel, et prendre d’abord l’assurance (un bureau à droite de la route  et de l’ensemble douanier. Puis retraverser la route pour faire tamponner ce document à l’étage des douanes. En redescendant l’escalier rond, se diriger vers le guichet en face à gauche. Là, remettre les photocopies classiques et l’assurance et attendre avec beaucoup de sérénité qu’un môssieur veuille bien remplir le « formulario de control vehicular » qui s’avèrera bourré de fautes (vérifiez toujours les parties clé : numéro de chassis/moteur/plaque d’immat, couleur et modèle de véhicule).

Ca y est, on peut passer à la migration : Payer la taxe municipale dans la queue en échange d’un stickers, puis obtenir notre tampon d’entrée… Mais non, ce serait trop simple. Il faut justifier qu’on pourra quitter le pays. Et comme on est en voiture, il faut montrer qu’on a 1500$/pers sur notre compte ! Rien que ça ! On va donc dans un petit cyber café (à la sortie, à gauche, à l’arrière du parking à taxis pour imprimer un état de notre compte. Imprimé sans aucune date dessus (il pourrait aussi bien dater d’il y a 2 ans !), ce document suffira. Il ne manquera plus qu’à passer à la fumigation et faire signer (ou tamponner -?-) le permis d’importation (le gars ne vérifiera évidemment aucun élément  et approuvera ainsi toutes les bourdes de son prédécesseur).

Ouf ! Que d’étapes !

Profitez de la ville de David pour retirer des dollars, c’est utile pour l’Amérique entière (Conseil : Scotiabank, une valeur sûre, et pas de taxe bancaire)

Panama-Colombie (2h et 1 jour !! +2h20 côté colombien) Colon (dock des crueros)-Cartagena en ferry (Ferryxpress)  vendredi/samedi et dimanche

03-12-14 Cartagena Colombie (33) 28-12-14 Fin Colombie (14)

SORTIE : 0 $

ENTREE : 25 $ permis d’importation, 30 $ d’assurance pour un mois

Wouaw, le mic-mac ! Mais pas du côté qu’on croyait ! C’est le Panama qui a la médaille de la plus grande incompétence douanière !! Parmi les employés des douanes, il doit y en avoir beaucoup qui regardent la télé et doivent se croire dans la peau de super douaniers US, mais peu d’entre eux ont un jour franchi une frontière.

En bref –si j’y arrive !- le vendredi, il a fallu passer la police (‘Direccion de Investigacion Judicial= DIJ’, calle 2 –prévoyez un plan de Colon, impossible d’en trouver, même à l’ « office de tourisme », et les gens ne connaissent pas le nom des rues et elles ne sont pas indiquées !! Bonne chance !) ; celle-ci nous a fait un document (tout en modifiant le document de la douane précédente avec des corrections !) genre une annulation du permis temporaire, avec vérification du véhicule (et visite de curiosité du camper).

Pour la suite, il faut revenir le jour de l’embarquement sur le ferry. Pour nous ce sera lundi. L’agence de voyage MZ qui nous a vendu les billets pour Cartagena nous dit d’être à la douane dès 8h. Une totale aberration sachant que le personnel arrive quand il veut. Vers 9h, une dame se pointe, édite en 4 exemplaires (dont 2 inutilisés) un doc pour l’embarquement du véhicule qu’elle facture 2$ (soit 0.50$ la photocopie ! Il ne faut pas hésiter à refuser de payer : on n’a rien demandé quant aux copies et le prix est abusif. Ce n’est pas nous qui avons besoin de ces documents, ce sont les employés du port qui les demandent. Il vaut mieux, pour tous les autres documents se rendre au centre commercial à 200m pour trouver une photocopieuse. Ce n’est pas le temps qui manque… PS : on peut aussi en trouver dans la plupart des pharmacies).

Bref, ce doc étant maintenant scotché sur notre pare-brise, nous pouvons aller côté douane, la fenêtre à côté, avec les copies classiques (papier du véhicule, passeport…) pour annuler le permis d’importation. Bien entendu, il ne fait que réimprimer le papier bourré de fautes pré enregistré dans le système informatique, sans tenir compte de la DIJ. Il se contente de rajouter une note en bas de page quand je lui fais remarquer.

Puis il faut maintenant attendre midi qu’un policier de la DIJ vienne contrôler une fois de plus le numéro de la voiture. 8h-12h ! pour 2 papiers ! vous suivez ? Le tout cumulé aurait pris 25 minutes !

Ce policier nous demandera de faire la copie de 3 docs (l’assurance panaméenne, le papier de sortie du véhicule et je ne sais plus quoi).

Tout à coup, branle- bas de combat, à 14h30, il faut avancer la voiture de 50 m en direction de l’embarquement (qui, officiellement, n’a lieu qu’à 16h). Alors qu’en tout et pour tout on sera 2 voitures et 3 motos pour l’immense ferry, ils nous mettent la pression et nous empêchent d’aller faire un tour ailleurs. On fait vite les valises, à l’arrach’, avec les affaires pour la nuit et de quoi manger. A ce propos, il n’y a rien de clair, et c’est finalement au niveau du scanner des bagages à main que l’on sait si on pouvait prendre de la nourriture à bord : ça dépend ! Nous, mêlée aux autres affaires dans le sac à dos, ça passe, mais nos collègues motards qui l’avaient dans un sachet plastique n’ont pas pu passer avec !

Après une longue attente, arrivent des gars accompagnés de labradors et leur font faire des allées et venues dans et autour du camper, très sérieux, jouant les super pros ! Un vrai scketch. Tout est pseudo officiel mais personne ne sait ce qui va avoir lieu ensuite, ni les horaires,… C’est à désespérer ou mourir de rire. Il faut dire que vu l’heure et l’incompétence rencontrée depuis 8h du matin on en a marre. Puis embarquement des voitures. Puis attente jusqu’à 17h de l’embarquement des passagers avec vérification des … valises. Non en fait, ça ne commencera vraiment qu’à 18h-18h30 avec tampon des passeports. Au final, nos bagages de cabine ne seront pas passés aux rayons X. Le bateau larguera ses amarres vers 20h au lieu de 19h, casi vide (seul un étage sur six est occupé).

Confort et accueil européen fort apprécié à bord ! Et c’est à bord que l’on souscrit l’assurance pour la Colombie (démarche à finir sur place).

Arrivés à Cartagène, tout est différent, bien organisé, clair, accompagné et avec le sourire ! Mais bon, il faut faire la queue pour les passeports, comme tout le monde, c’est ce qui sera le plus long. Puis on se laisse mener pour les autres formalités et l’un de nous va chercher la voiture, la faire contrôler et récupérer l’assurance, les autres regardent le ballet des aras !

Vive la Colombie !

H.

Panama->Colombie.

Deux jours pour traverser le Panama qui est un rudement long pays, puis trois jours sur Colon et ses environs. Pour un départ vers la Colombie sur le ferryXpress, le lundi 2 décembre.

Le Panama se fera en passant. Nous suivons la Panaméricaine,en travaux sur casi tout le trajet, jusqu’à Panama city et son canal.

27-11-14 Panama(50) 27-11-14 Panama(30)

Nous voulions nous arrêter dans un petit village sur la côte Pacifique,  mais elle a été transformée en riviera, et même les routes emmenant  à la côte étaient grillagées. Impossible d’y aller donc. Conséquence, nuit dans la campagne au milieu des lucioles (ohhh!) mais dans une atmosphère étouffante  (ouin!). Pour le moment, nous sommes dans un pays propre et bien développé.

Puis nous roulons jusqu’à Colon, le port du Nord du Canal. Nous arrivons le jeudi soir, assez tard. Nous allons vers le centre et là, vision de cauchemar. Des immeubles tous décrépis, des zombies dans les rues ( drogue et alcool font des ravages), hors de question de dormir dans le coin. C’est donc sur le parking surveillé  d’un hôtel casino que nous nous réfugions.

28-11-14 Colon Panama (2) 28-11-14 Colon Panama (11)

Le lendemain paperasseries en vu du passage de douane et achat des billets pour le ferry. Nous passons d’une facture potentielle de 4200$ à une de 1000$, c’est appréciable. Merci ferry! Ça nous prend la journée, nous dormirons sur le port, dans une zone commerciale, seule zone un peu clean et protégée de la ville.

28-11-14 Colon Panama (6)

Il nous reste tout le week-end à patienter avant de prendre le bateau. Nous sortons de la ville pour nous trouver un coin tranquille, bord de mer, et tout. Direction Portobelo son fort, sa côte, et son parc national… Nous ne trouverons hélas jamais de bon accès à la côte. Nous verrons bien le fort et le petit port sympathique, mais aussi la (bidon)ville qui l’entoure, en plein parc national! Nous n’y passerons donc pas la nuit.

30-11-12 Près de Colon Panama (15) 30-11-12 Près de Colon Panama (17)

Il nous faudra pousser un peu plus à l’intérieur des terres pour trouver un coin sympa. Helena en profite pour couper court.

30-11-12 Près de Colon Panama (30) 30-11-12 Près de Colon Panama (37) 30-11-12 Près de Colon Panama (33)

Le lendemain, nous trouvons enfin un accès à la mer, entre deux maison privée. C’est l’accès des locaux qui viennent y piqueniquer le dimanche, et ça se voit. Visiblement ici la politique est de ne pas rapporter ses déchets. Nous nous trouvons donc un petit coin plus propre dans la décharge, pour y passer la matinée. Nous nous baignerons quand même, tant pis.

29-11-14 Près de Colon Panama (9) 30-11-12 Près de Colon Panama (12) 30-11-12 Près de Colon Panama (10)

Nous voyons aussi des récifs coralliens morts ( pourquoi ?), et des basilics courants sur l’eau de la rivière à côté.

30-11-12 Près de Colon Panama (8) 30-11-12 Près de Colon Panama (22)

Retour le soir sur Colon, et renuit au centre commercial. Le matin au petit dej’ quelques volatiles nous tiennent compagnie.

01-12-14 Colon Ferry Panama (36b) 01-12-14 Colon Ferry Panama (23b) 01-12-14 Colon Ferry Panama (20b) 01-12-14 Colon Ferry Panama (17b)

C’est fou, bien que nous prêtions attention aux oiseaux chez nous, nous ne sommes pas pour autant des fanatiques. Pourtant, ici, nous les cherchons et faisons beaucoup plus attention, cela tient surement de leur exotisme.

Le lundi 01 Décembre, rdv 8h du mat pour finalement embarquer à 7h du soir. Une journée entière coincés pour pas grand chose: trois papiers et une fouille du véhicule. Mais nous sommes au bord de la mer des caraïbes, tranquilo donc. Chacun arrive quand il veut et prend son temps pour s’occuper de tous ces véhicules qui attendent d’être embarqués : une voiture trois motos et nous. C’est tout ce qu’il y aura dans le bateau, pour une capacité de 500 véhicules. Et ils ont passé la journée à ne s’occuper que de nous! Qu’est-ce que ce sera quand le bateau sera plein!

01-12-14 Colon Ferry Panama (2)

Fini le Panama, plutôt sans regrets. Pour le coup, même s’il y a plein de belles choses à voir, nous ne nous forcerons pas pour revenir.

A 7h30 le bateau démarre, nous sommes cabine 675, tout confort, l’équipage est italien, le bateau a été rénové en Pologne, il y a donc pleins d’affichages en polonais, c’est marrant. Nous discuterons beaucoup avec Marcin et Kasia qui font leur voyage de noce sur le continent Américain, à moto, depuis 2012! La traversée dure 18 heures, nous verrons des poissons volants, et je serai assez barbouillé.

28-11-14 Colon Panama (8) 02-12-14 Ferry Darien Gap poisson volant 6 02-12-14 Ferry Darien Gap poisson volant 3 02-12-14 Ferry Darien Gap poisson volant 2 02-12-14 Ferry Darien Gap (29) 02-12-14 Ferry Darien Gap (24) 02-12-14 Ferry Darien Gap (2) 02-12-14 Catagena  (62) 01-12-14 Ferry Panama-Colombie (7) 01-12-14 Ferry Panama-Colombie (5)

Vivement la Colombie!

F.

 

Pura Vida au Costa Rica.

22-11-14 Montezuma devise

C’est la devise du pays, cela vient régulièrement dans les phrases, sert de bonjour,d’au revoir, de tout et de rien. Le Costa Rica est connu pour sa nature préservée, une faune et une flore très variées, et pas seulement dans les parcs nationaux. Le Costa Rica sera surtout pour nous l’occasion de rencontrer Vincent, Lucie, Lilou & Pema. Nous en profiterons pour nous poser un peu et recharger les batteries. Nous profiterons aussi de leurs lumières quant au pays et ce que nous pouvons y voir.

Après la première nuit près de la frontière, nous nous dirigeons vers la péninsule de Nicoya, et plus précisément vers Montezuma.

20-11-14 Costa Rica rte vers Nicoya (14)

C’est un tout petit village situé au bout de la péninsule, et c’est là que réside la famille de Lucie depuis un mois. Nous avons la journée pour y aller, il y  environ 200 km, cela devrait suffire. Eh bien non, après avoir bien roulé dans un premier temps dans de jolis paysages doux, nous faisons quelques courses, le plein, nous nous arrêtons pour manger près d’un terrain où un match mamans vs filles se déroule et nous repartons vers 15h pour les 70 derniers km.

20-11-14 Costa Rica rte vers Nicoya (16) 20-11-14 Costa Rica rte vers Nicoya (11) 20-11-14 Costa Rica rte vers Nicoya (6)

Nous aurions dû prévoir plus large, sur les 70 bornes, 46 sont du sentier à travers les collines, très sinueux et très raide. Le tout sous un énorme orage. Nous n’arriverons au bout de cette dirt road, à Paquera, qu’à la nuit tombée. Nous décidons d’arrêter les frais et nous arrêtons donc là pour la nuit.

Encore une petite heure de route le lendemain et nous voilà enfin à Montezuma. Ambiance station balnéaire version roots et backpaquers : petits hôtels, restos et bars, des maisons éparses et une plage accessible au public. C’est là que nous attendrons Lucie & Co, qu’Helena a prévenu, par mail, de notre arrivée. Nous observerons le balais des pélicans et des sternes, nous nous baignerons longuement (un peu trop d’ailleurs, il en cuira à certains ensuite) et nous amusons des centaines de crabes tous colorés qui s’agrippent aux rochers à marée montante.

22-11-14 Motezuma baignade crabes et cocotiers (83)

21-11-14 Plage Montezuma (48) 21-11-14 Plage Montezuma (49) 21-11-14 Plage Montezuma (36) 21-11-14 crabes Montezuma (34) 21-11-14 crabes Montezuma (30)

Arrive la famille qui vit son « sueño verde » depuis septembre au Costa Rica. Direction terrasse de café afin de faire connaissance autour d’un pot. Ils habitent l’Hôpital d’Orion depuis quelques années. Les deux filles ont l’âge d’Arthur, comme elles sont sœurs et qu’elles ont le même âge, elles sont donc… jumelles (vraies, en plus). Lucie, leur maman, est instit. C’est par là qu’Helena l’a rencontrée lors d’un stage en février. Vincent est cordiste, il bosse sur des chantiers, suspendu à des cordes. Ils sont originaires de Dordogne, ont fréquenté le milieu des grimpeurs et sont amoureux de la nature. Vincent étant aussi passionné de photos, ils ont lié leurs passions pour faire ce séjour d’un an en Amérique centrale. Le plus clair du temps au Costa Rica, une pige de deux mois au Nicaragua et finalement de nouveau Costa Rica et peut-être un bout de Panama. A suivre sur leur très beau blog : http://suenolatino-suenoverde.over-blog.com

21-11-14 ac Lucie Montezuma

Ensuite, nous nous baladons dans le village pour rencontrer les Caras Blancas, des capucins joueurs et chapardeurs (attention aux sacs à main), qui nous accompagneront tout le long de notre séjour ici.

21-11-14 Capucins Montezuma

Nous finirons la journée par la montée impossible afin d’atteindre la jardin d’éden. Juste un coin du camper et de tole froissés. Nous posons là Bob pour ne le redémarrer que dans trois jours. Ça fait du bien. A lui, comme à nous.

Le lendemain, matinée cool, puis  marché sous la vigilence du toucan.

20-11-14 Costa Rica marche toucan

Puis nous formons deux équipes pour l’aprem: les plagistes et les bipèdes. France-Argentine, sur tv5 monde en direct commenté par Herrero. Malgré la défaite, ça fait du bien. Côté plage ce fut baignade, bodyboard, flore, faune et visite de la pouponnière à  tortues.

22-11-14 Motezuma baignade crabes et cocotiers (34) 22-11-14 Motezuma baignade crabes et cocotiers (21) 22-11-14 Motezuma baignade crabes et cocotiers (93) 22-11-14 Montezuma jolie fleur 22-11-14 Motezuma baignade crabes et cocotiers (68) 22-11-14 Motezuma baignade crabes et cocotiers (101) 22-11-14 Montezuma Bernard le Lermitte 22-11-14 Montezuma Cangrejo rojo ou Mangrove crab 22-11-14 Motezuma baignade crabes et cocotiers (53) 22-11-14 Motezuma baignade crabes et cocotiers (95)

C’est d’ailleurs là qu’en fin d’aprem nous nous rejoignons pour assister à la sortie du nid des tortuettes de mer. La Vincie family aide l’asso locale en patrouillant sur les plages la nuit en quête de tortues pondeuses. Ceci afin de recueillir les oeufs pour les proteger et les faire éclore dans les meilleures conditions. L’aide des bénévoles consiste aussi à garder les nids en cas d’éclosions. Ce sont des tours de garde sur 24h. Cette nuit là, Vincent y était de 4h à 6h ( d’où la matinée cool), pas loin de 200 naissances ce coup là.

Pour nous, ce soir il faut aider les tortues à sortir car la journée a été très chaude. Ils appellent ça une exhumation. Une fois sorties, les tortues sont mesurées et pesées. Les résultats sont scrupuleusement  consignés dans un cahier et… Liberté!!!

22-11-14 Montezuma Exhumation nids de tortues (4) 22-11-14 Montezuma indications date tortue 22-11-14 Montezuma Carnet  et tableau de suivi tortues (1) 22-11-14 Montezuma Le grand départ (14) 22-11-14 Montezuma Le grand départ (9) 22-11-14 Montezuma Trace départ tortue 22-11-14 Montezuma Le grand départ

 

Une sur mille seulement reviendra pondre sur ces plages, alors bonnes chances à elles. Une belle expérience que nous pourrons partager le soir même avec Jessica et Reto, un couple de jeunes suisses skieurs, riders et baroudeurs sur le point de quitter ce petit paradis. Ce sera bien sûr autour d’un bon repas.

22-11-14 Repas avec Vincent Lucie Reto & Jessica Montzuma

Toujours surveillés, cette fois par le scorpion et le gecko.

21-11-14 Scorpion Montezuma 21-11-14 Geko Montezuma

Le dimanche, nous nous rendons au pique-nique des « locaux ». En fait, il y a trois Ticos dans le lot, pour le reste c’est italien, français,et beaucoup d’autres.

23-11-14 Montezuma (34)

Ambiance polyglotte donc autour du bbq. Nous apprenons qu’ils se rencontrent là tous les dimanches « d’été  »  pour la fraîcheur de l’océan et de la rivière  toute proche.

Avant de rentrer, nous faisons un détour par la cascade du coin pour une dernière baignade et quelques sauts.

23-11-14 Montezuma (11) 23-11-14 Montezuma (12)

Ce séjour à Montezuma fut un plaisir, le jardin de nos hôtes valait tous les parcs : depuis le hamac de la terrasse, nous pouvions voir une faune incroyable!

Les agoutis du matin,

23-11-14 agouti montezuma (2)

les singes hurleurs ou monos congo

23-11-14 Montezuma 23-11-14 Montezuma (42)

Les Caras blancas faisant des acrobaties pour se déplacer. Des iguanes, des oiseaux et tout et tout.

23-11-14 Montezuma oiseau bleu

Merci encore pour tout. A très vite, trop vite, dans le Béarn pour débriefer la fin de votre aventure.

Et c’est reparti, Vroum! Parc national Manuel Antonio, nous voilà. Toujours côte Pacifique, c’est un tout petit parc en bord de mer, très connu pour sa richesse faunistique. Nous y croiserons, en plus des animaux déjà vu avant, le paresseux, le raton laveur et les squirel monckeys. Plus d’autres choses dont voici un échantillon.

25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (200)

25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (197) 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (185) 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (168) 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio 2 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (55)

25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio 3

Comme toujours! Il n’y en a que pour les animaux et rien ou pas grand chose pour les plantes. Vous en vouliez, en voici:

25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (184) 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (188) 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (132) 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (129) 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (63) 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (107)

25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (56) 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (108) 25-11-14 Parq nacion Manuel Antonio (51)

Ce parc sera notre dernière visite ici. Au cours de cette petite semaine, nous en aurons pris plein les yeux et nous rapportons des valises de bons souvenirs.

Il ne nous reste plus que le Panama et un bout de mer des Caraïbes à traverser et nous serons en Amérique du Sud.

Oups ! j’ai failli oublier le petit arrêt gastronomie avant la frontière: poissons et bananes frites au menu. Toujours surveillés,  cette fois par coco.

IMG_8637 IMG_8635 IMG_8657 IMG_8661 IMG_8666 IMG_8671

… Même ici  c’est bientôt Noël. Sapin de Noël plus en adéquation avec l’atmosphère locale.

F.