Archives pour la catégorie Pèle-mèle

surprises du quotidien canadien

Un article un peu en decallage avec ce que nous vivons en ce moment. Il etait en preparation depuis belle lurette. On profite du cybercafe pour nous mettre a jour.

# Quant au Canada, ce qui nous a de suite frappé c’est l’humour québéquois. Même côté anglais, puisqu’ici tout est traduit dans les deux langues, l’anglais et le français, on sent les blagues et le côté joueur des francophones. Quelques exemples en photos, ne rendant pas complètement honneur à ce trait de caractère.

12-09-14 Québec (50) Humour québequois

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A l’image de Fred de Leo Lionni, les canadiens sont des maîtres dans l’art de réchauffer l’atmosphère, et c’est sans doute lié aux températures qui les bloquent si longtemps dans les maisons en hiver.

# Courrier à Toronto : une chouette surprise nous est arrivée au Canada. Nous avons reçu une lettre, ce qui n’est pas chose courante lorsque l’on voyage. Les cousins nous ont gâtés de beaux dessins que notre voyage, visiblement, inspire, ainsi qu’un faire-part de naissance de Zacharie. Merci pour toutes ces attentions ! C’est vraiment une idée qui nous a beaucoup touchés !

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# C’est au Canada qu’on a vu cet équipement pour ablution, à Thousand Islands.  Première fois que je vois ça !

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# C’est septembre, on voit qu’ici le pays se prépare au grand froid : empilement de tables de pique-nique.

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# La vitesse sur les autoroutes est limitée à 100 km/h et à 80 km/h sur les routes simples. Et oui, ici on est revenu au système décimal, comme chez nous, pour toutes les unités de mesure. Et le paradoxe, c’est qu’on retrouve même cette bonne vieille reine d’Angleterre un peu partout (monnaie, rues,…).

# Dans ce pays du nord, on dit qu’il y a 2 saisons : la saison de l’hiver et celle des travaux. Parce qu’ici, le froid abîme tellement les routes, les ponts… qu’il faut tout renforcer avant que le gel suivant n’entame davantage les axes routiers.

Canada travaux d'été

# On y a vu des toits recourbés, comme pour envoyer tomber la neige plus loin et des fenêtres s’ouvrant vers l’extérieur.

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On a aussi vu des fous qui construisaient eux-mêmes leur maison en paille.

13-09-14 Saguenay maison en construct°

Des maisons de belle taille.

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#  A l’école, les enfants sont obligés de faire du français, quelle que soit l’école choisie. Parce qu’on a pas mal de choix, du moins côté anglais : il y a des écoles francophones, anglophones, des écoles polonaises,… Les enfants finissent leur journée vers 14h/15h. La population à Toronto et dans les environs est très cosmopolite. Tout le monde parle l’anglais avec son accent d’origine et c’est assez rigolo. On ne détonne pas trop dans le paysage.

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# Notre régime alimentaire change dès qu’on s’aventure au Québec, avec le changement de température un peu soudain et aussi lié au fait qu’on monte davantage au nord. Incroyable comme tout d’un coup on rêve de pattes, de viande, de cacahuètes et de biscuits ! Les légumes ? Bof… Il fait froid, on a faim ! De la graisse de baleine s’il vous plait !!!! De la grosse poutine, vite !

# Autre chose à laquelle je pense : il s’agit d’équipements vendus,  à fixer sur l’avant des pickups. Il est proposé, à la fin de l’été, de grandes plaques chasse-neige, comme on peut également en voir sur leurs locomotives de trains. La pelleté du matin est une corvée régulière en hiver. Pour cela, on peut opter pour la déneigeuse mécanique (genre de motoculteur à neige) ou ce géant pare-buffle pour nettoyer l’allée.

#Divers:

Des greniers à sable, gravier:

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Un tout petit avant goût de l’été indien:

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Des panneaux surprenants pour des béarnais.

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Des « cerises de terre »! très bonnes: quelque chose qui ressemble à la tomate cerise.

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Un nouveau type de vélo sans selle pour les gages!

13-09-14 autre genre de vélo ss selle

Et un Cyclorama de Jérusalem?!?

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H.

 

Ma vie dans le camper

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Je vis dans un camper qui doit tenir les trois quarts du voyage, jusqu’au Chili. Je dors dans le lit le plus bizarre du monde, mais qui est pratique : c’est un placard qui s’ouvre. Le camper est assez grand  pour nous quatre et la table est confortable ; on vit bien. Il faut reremplir et vider régulièrement les réservoirs et il faut faire attention aux niveaux d’eaux.

 

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Nous travaillons environ 3 heures par jour et nous faisons 3 matières par jour et un peu de tricot aussi parfois.

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Des fois, nous voulons ramener des objets comme des cailloux, des coquillages, des souvenirs, des glands mais il y a quand même un problème de place ! Nous avons traversé les USA et le Canada, là où la nature est encore sauvage et merveilleuse.

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A.

Les surprises du quotidien aux Etats Unis

#Bon, autant en parler de suite et passer à autre chose. Les toilettes… Très représentés dans l’Ouest, beaucoup moins faciles à trouver dans l’Est, ils sont souvent bien entretenus et bien approvisionnés. Pas question de se promener avec un rouleau de PQ sous le bras dans un camping ! S’il n’y a pas de savon, il y a parfois du gel hydro alcoolique. Dans le Vermont et le Connecticut, on pouvait même trouver les deux. Mais ce qui nous a un peu surpris, ce sont les cabines : il y a parfois 1 ou 2 cm de jour de chaque côté de la porte. Faut pas être pudique ! Toujours à ce propos, les toilettes s’appellent « restroom »… Chambre de repos… !?

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#Côté recyclage, les USA dans leur globalité sont à la traîne, contrairement à leur cousin du nord très organisé à ce niveau. On peut exclure les parcs nationaux et New York où le tri est encouragé en faisant coexister les différents containers, avec affichage et sensibilisation des jeunes. Ailleurs, nous transportons nos cannettes d’alu et notre verre de villes en villages jusqu’à nous résoudre à tout abandonner dans la même poubelle pour des raisons de survie élémentaire dans le camper. A ce propos, les poubelles peuvent être énormes, ce qui n’empêche pas l’être humain d’être lui-même, à savoir un cochon ! A titre d’exemple, le bord des routes malgré les panneaux qui menacent d’amende de 1000 $ en cas de « littering », ou encore l’état de la pelouse du parc à Chicago avant et après le Labor Day !

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Attention à ne pas confondre poubelle et boîte aux lettres ! D’ailleurs, à l’instar des églises, les bureaux de poste se fondent eux aussi dans le paysage au milieu des bureaux d’assurance, des banques, des magasins ou même des fastfoods : L’architecture ne permet pas de distinguer les uns des autres ; il faut pister le panonceau «  post office » pas toujours très visible.

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#Ce qui est bien organisé ici, par contre, et cela au niveau national, c’est la documentation fournie à l’entrée des parcs nationaux. Il y a 3 types de doc :le premier, celui avec la bande noire, consiste en un plan général du parc avec les principaux pôles attractifs, des informations sur la faune et la flore locale, quelques règles de sécurité. Il est identique de janvier à décembre. Le deuxième est plus ou moins la version hebdomadaire (?) des caractéristiques du parc, avec une carte du parc, l’emplacement des campings et leurs caractéristiques, les conseils de saison, parfois la programmation des conférences des Rangers.

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Les derniers feuillets accessibles sont les balades possibles mieux détaillées (difficulté, longueur, tracé). Il faut néanmoins aller les demander au Visitor Center. Ne pas hésiter à profiter des Ranger Programs : toujours intéressants, même si on ne comprend pas tout en anglais, la « prestation » étant souvent imagée, mimée, illustrée de photos…

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# Une chose est sûre,  les américains aiment camper. Mais pas n’importe quel style de camping. Ce serait plutôt la version luxe de la chose. Leur camping car est souvent si gros, que pour pouvoir circuler de temps en temps plus librement  (je ne pense pas que ce soit pour des raisons d’économie! ), ils traînent en remorque une jeep ou autre voiture moins encombrante.

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#L’omniprésence du drapeau américain ! Je sais qu’en France on essaie de rattraper les USA en obligeant depuis quelque temps les établissements publics (notamment les écoles) à afficher nos couleurs toute l’année. Mais on est encore très très très loin du compte ! Les américains ne veulent en aucun cas oublier ce qu’ils doivent à leur pays -ou qui ils sont !- car nombre de maisons affichent l’étendard jour et nuit. Ils n’oublient pas d’en planter également un exemplaire sur leur site de camping, à la fenêtre de leur caravane,… Jusque dans leur tombe ils aiment savoir qu’ils reposent en terre américano américaine ! Leurs cimetières sont fleuris de drapeaux. (Tant que j’évoque les cimetières, j’en profite pour dire qu’ils sont différents des nôtres, leurs pierres tombales étant fichées à la verticale, dans du gazon, et souvent ouverts sur la ville, sans mur d’enceinte.) On a même vu des scouts sans uniforme particulier mais qui, avant de partir rejoindre leur feu de camp, on fait la cérémonie de l’installation du drapeau américain sur le mât (si quelqu’un trouve les termes particuliers à pour cette activité  – qu’on ne pratique pas chez nous- je corrigerai le paragraphe). Du coup, les instances étatiques ou gouvernementales doivent surenchérir et multiplient parfois à l’excès le nombre de drapeaux sur ou devant un bâtiment.

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#Les églises… et je devrais aussi parler des Eglises. Comme je le disais tantôt au sujet de la poste, l’architecture américaine n’est soumise à aucun conformisme. Les églises peuvent aussi bien ressembler à un immeuble de bureaux, à une maison avec ou sans clocheton distinctif, un gymnase ou hangar. Ils ne s’encombrent pas avec le vieux schéma de l’élévation vers le ciel. Nous autres européens, malgré l’audace de certains architectes, n’osons pas sortir d’un certain cadre, le cadre de l’établissement religieux chrétien, sérieux, classique, lorsqu’il s’agit d’ajouter une église nouvelle (évènement somme toute assez rare de notre temps). Mais si, enfin ! Regardez du coin de l’œil un de ces bâtiments contemporains, au gré du hasard, inconsciemment et votre inconscient vous chuchotera de suite qu’il y a du cato dans l’air.

Là, la plupart du temps, rien ne chuchote à ma conscience. Peut-être n’ai-je après tout, pas intégré les codes et les détails qui permettent à tout américain de distinguer les différences. Peut-être ne suis-je pas habituée à associer « néon qui clignote » ou « panneau publicitaire digital déroulant un slogan» à église. Ici les églises sont équipées de lavabos et toilettes à l’intérieur de l’édifice. Certaines ont des écrans vidéo. L’ultra moderne, l’ultra utile, le pratique. Il ne manque plus que le drive-in.

Le fait est que l’on s’y perd, à moins de tomber sur LA rue où sont regroupées les églises des différentes confessions, et encore ! Je n‘y comprends pas grand’ chose : mormons, baptists, adventists, methodists, lutherians… et parfois catholics. Comment les gens s’y retrouvent ? Passent-ils d’une Eglise à l’autre sans cérémonie ?

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En Amérique, à ce titre, il n’y a pas de problème d’affichage de son appartenance religieuse : les gens taguent leur voiture, collent des stickers délivrant un message biblique. Certains centres de santé (hôpitaux ?) appartiennent à un courant religieux. A Washington, au pied du Lincoln Mémorial, ou ailleurs, on entend des prêcheurs qui haranguent les passants et font le tableau d’une société décadente. Des mormons ou amish ( ?) font des sorties familiales en habits à carreaux qui leur sont familiers ; les filles en robe logues, chaussettes hautes, col bien sage, boutonné haut, chignon et petite coiffe pour la mère, tresses pour les filles ; pantalon sombre et chemise à quadrillée pour les garçons.

IMG_3738 Les pubs sauront-elles vous convaincre?

# Sur la route, on a vu un panneau annonçant « a spanish fork ». On devine que la fourchette espagnole en question désigne notre patte-d’oie à nous. On a également aperçu de nombreux magasins consacrés aux seuls feux d’artifice ! Ils en sont fous ! Aussi bien aux USA qu’au Canada.

#Quand on veut faire de l’essence, il existe plusieurs cas de figure. Parfois, il est possible de se servir à la pompe en insérant la carte bancaire dans l’automate. Là, on vous demande s’il s’agit d’une carte de crédit ou de débit, il faut choisir « credit ». Puis, selon l’envie, la machine vous demande votre ZIP CODE (à savoir, votre code postal) ou votre NIP (code secret). Et cela  sans qu’on n’ait noté de règle ou de logique. Cependant, la plupart du temps, on doit se déplacer jusqu’à la caisse, annoncer et payer le montant que l’on souhaite mettre puis aller se servir. Au début, vous pouvez imaginer que, ne connaissant pas notre engin, nous n’avions pas le compas dans l’œil pour estimer la quantité à commander. Ce n’est pas grave. Si on prévoit trop peu, la pompe s’arrête automatiquement. Si on a surévalué la quantité à tanker, il suffit de retourner voir le caissier et lui demander le « cash back ».

C’est un peu étrange au début, mais comme pour tout, on s’y fait. Pour ce qui est de l’utilisation de la carte bleue, c’est un peu flippant. Il faut parfois introduire la carte dans la machine et taper un des codes, parfois il suffit faire glisser la carte dans le sabot, et d’autres fois encore, le caissier embarque votre carte et revient avec le ticket correspondant. Il faut vraiment faire confiance : comment savoir si celui-ci n’a pas fait deux photos rapides avec son smartphone du recto et du verso de la carte ? Vu les informations qui nous sont demandées pour les achats en ligne et pour avoir l’esprit tranquille, il faudrait mémoriser et gratter les 3 chiffres de l’envers de la carte! Ce que nous n’avons toujours pas fait : nous payons essentiellement en liquide.

Ce qui est un peu étrange c’est qu’il n’y a pas de sens pour arriver à la station, du coup il peut nous arriver d’être face à face avec une voiture et que quelqu’un se gare derrière nous, et nous voilà coincés. Il n’y a plus qu’ attendre.

# Les motards ne portent que rarement le casque.

# Les vétérans des différentes guerres que l’Amérique a menées sont accueillis un peu partout, le café ou une glace leur étant offerts. Des mémorials (mémoriaux ?) sont installés un peu partout en leur honneur.

# Dans l’ensemble, les américains de l’Ouest comme de l’Est sont sympas et prévenants. Plusieurs fois, alors qu’on vérifiait les niveaux, les gens sont venus nous demander si on avait besoin d’aide, si tout allait bien. Ils sont aussi parfois méfiants et viennent aussi nous questionner pour voir de quoi il en retourne, si on a l’idée saugrenue de s’arrêter en bordure de route pour regarder la carte.

Ils sont aussi très curieux et ne se gênent pas pour poser toutes les questions sur notre voyage et notre vie qui leur passent par la tête. Nous, cela ne nous dérange pas, et ça a même l’avantage de nous faire travailler notre anglais.

Les américains comptent aussi les uns sur les autres pour l’entraide et la dénonciation. Le neighbour watch, est un système d’auto surveillance de quartier, annoncé par des panneaux. En gros, dès que quelqu’un remarque quelque chose qui cloche, un intrus,… il en informe les autorités (police, sans doute). Sur les highways, des panneaux demandent la dénonciation de tout véhicule semblant être en état d’ébriété, par exemple. Dans les toilettes publiques, régulièrement, on voit des affiches demandant d’observer les enfants, les femmes selon quelques critères cités afin de lutter contre l’esclavage moderne (enfants exploités sexuellement ou pour des tâches domestiques, violence…).

Cela doit être une aide efficace pour la police et doit inciter le citoyen à se tenir correctement sur le droit chemin, tout en étant un peu flippant de se savoir surveillé tout le temps.

C’est vrai que quand on y pense, il y a beaucoup d’informations un peu effrayantes dans les toilettes : attentions pumas aperçus dans le camping, prenez toutes les précautions quant aux ours, attention tiques (énumération des maladies qu’elles transmettent à l’homme, différentes variétés)

# Quant à la propriété privée, à l’Est des USA, elle est partout.  Si je dis partout, c’est bien sûr tout chemin, route,… qui part de la route principale. De toute façon, il n’y a que près de la route que de la vie s’est installée. Impossible de trouver un coin sauvage accessible avec notre camper, de suivre un chemin de tracteur ou un chemin forestier. C’est très habité, partout. Du coup, on se rabat sur les aires de repos pour routiers qu’il y a heureusement … un peu partout.

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# Egalement dans l’Est, les indications routières sont bien meilleures et plus proches de ce que nous connaissons en France. Les sorties des Highways sont annoncées par 3 panneaux antérieurs et  suffisamment espacés pour ne pouvoir avancer l’excuse de l’inattention. De plus, le nom des villes apparaît. On n’a donc plus besoin de garder les yeux rivés sur la carte à repérer le numéro des routes à suivre, il suffit, la plupart du temps, de connaître les villes de l’itinéraire.

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# Le train et le métro à New York. Nous sommes décidément mal habitués en Europe : quel que soit le moyen de transport, on trouve facilement un dépliant avec la carte des transports de la ville, voire même les horaires des départs,… A New York, ce n’est pas la même musique. Nous avions bien fait des recherches sur internet pour savoir ce qui nous attendait, nous avons voulu nous faire aider dans un centre d’info d’une aire de repos du Vermont ; on nous a un peu confirmé ce qu’on avait découvert : ça va pas être de la tarte ! Il y a tellement de choses à envisager, tellement de noms de localité inconnus, tellement de paramètres (places de parking pour laisser le véhicule, prix du transport selon l’âge, le jour de la semaine, les heures de pointes ou pas… tant de combinaisons possibles –transport public/privé, sur rail/roues…), tellement de sigles que je suis perdue. Un peu à l’aveuglette, mais sachant que plus on se rapprocherait de la grande pomme, moins cher cela nous reviendrait, on roule jusqu’à New Rochelle (ouf ! un nom qui sonne familier !!) où l’on ne peut garer nulle part notre véhicule trop haut, sinon dans un parking de supermarché. On tente le coup, espérant ne pas rentrer trop tard (avant la fourrière, par exemple). On prend donc le train sur la « New Haven Line » (2$ pour Arthur, 15$x3 pour les autres, prix de l’aller-retour) jusqu’au Grand Central Terminal. Jusque-là c’est facile, il y a quelqu’un au guichet, on lui demande de quoi aller à New York, ce n’est pas compliqué. Pour le retour, on sait jusqu’où on doit aller.

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C’est à New York, que les choses se compliquent un petit peu. Au Grand Central Terminal, nous ne trouvons donc aucun plan ou dépliant. Les caissiers ne semblent pas en distribuer, … et c’est peut-être là que nous avons fait une erreur en ne les questionnant pas sur où trouver les informations qui intéressent le touriste lambda. Comme nous sommes déjà à Manhattan,  « proches » de Central Park, nous optons pour nous déplacer à pied dans un premier temps. Quand il manque l’échelle, tout parait faisable : 5 pâtés de maisons dans un sens, 3 dans l‘autre,… jusqu’à ce que la fatigue finisse par nous rappeler que s’il y un métro à Manhattan, ce n’est pas pour rien. Nous descendons alors dans le métro. A cette station, bien évidemment, pas d‘agent, pas de guichet. Seulement des guichets automatiques qui ne donnent aucune explication sur les différents forfaits existants (journée, en illimité ou voyage unique, tarif enfant,…). On doit donc tabler à l’aveuglette là-encore, sur la MetroCard à 10$ par personne en espérant que cette carte nous permettra plusieurs trajets. Au final, nous avons fait 3 trajets avec la carte. Et comme se déplacer en métro sans aucun plan n’est pas chose aisée, nous avons fait une photo d’un des plans affichés en dur dans une des stations. Et c’est avec ce plan que nous nous sommes débrouillés.

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C’est que nous avons été un peu naïf de croire que sans guide touristique on pouvait traverser cette jungle d’immeubles. N’y passant qu’une journée, nous avions concocté un vague plan d’après les sites internet de voyage (New York en un jour, New York la nuit, … and so on). Il vaut mieux y arriver bien équipé. La ville ne se vante pas. Elle ne fait pas sa promotion. Nous n’avons trouvé aucun office de tourisme sur notre trajet, somme toute très classique (voir article New York, onglet 6).

A titre d’anecdote, dans l’Etat de New York et du Connecticut, les emplois de chemin de fer sont préservés : il y a des poinçonneurs de billets ! C’est rigolo qu’Arthur et Camille puissent mettre un visuel sur un métier qui a disparu depuis si longtemps qu’on n’en parle plus que dans les chansons !

Autre métier inconnu chez nous : homme-sandwich.

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# Les élections ici, sont cumulables : Par endroit, en effet, nous voyons des panneaux publicitaires pousser sur les gazons, devant les maisons, présentant un candidat pour le poste de « judge, shérif, state representative, constable, magistrat… » Beaucoup de postes sont soumis à la décision du peuple.

#Les châteaux d’eau, aux USA, sont étranges : des boules posées sur des pieds, à hauteur variable. Ça donne l’impression, en soirée, avec les ombres chinoises, d’extra-terrestres géants se déplaçant sur l’horizon !

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# Il existe aussi des vide-greniers par ici. Ils appellent ça Yard Sale : Un particulier aménage sa pelouse qui donne sur la rue et propose ses articles au public, assis dans son transat, une limonade à la main. On a vu ça lors de petits festivals de quartier ou de ville.

# Vous voyez les fauteuils sur coussin d’air dans le dessin animé Wall-e, dans lesquels les humains survivants se transforment peu à peu en larve à force de rester en position assise ? Eh bien ces véhicules s’inspirent des fauteuils qui sont proposés pour se promener à Las Vegas comme à Washington ou dans les supermarchés. C’est impressionnant de voir des gens valides et jeunes adopter ces petits scooters à 3 roues pour trottoir. Et la proportion de gens invalides ou invalidés (accidentellement) est assez conséquente.

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Chez nous, on voit, à juste titre, une augmentation de places handicapées près des établissements publiques, mais la plupart du temps, ils sont vides. Ici, les places sont assez remplies (faut dire que visiblement –je n’en suis pas sûre- les gens obèses obtiennent un titre d’handicapé –en tous cas, beaucoup se garent là) ; il y a des aménagements bien mieux pensés qu’en France. Faut voir aussi qu’il y a beaucoup de bâtiments neufs (donc il n’y a pas de modification à faire comme sur les nôtres, anciens pour la plupart), car ici les constructions sont à 90% (à l’œil !) en bois et renouvelées très régulièrement. La durée de vie de ces maisons varie bien sûr en fonction de son entretien. Mais comme ici, pour la toiture, on ne s’embête pas avec la tuile ou l’ardoise, les édifices sont couverts de tôles toutes simples ou de tuiles genre carton goudronné le plus souvent, quitte à changer la couverture souvent mais pour pas très cher et vite fait. Ce qui fait que si une maison est inoccupée, il suffit d’un rien pour qu’il y ait une infiltration et que la maison tombe en ruine. Et ne vous fiez pas aux apparences : ce n’est pas parce qu’une maison révèle un extérieur en brique ou en pierre qu’elle est en « dur ». Cela reste une maison à ossature en bois.

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# Dans la campagne, les maisons commencent, dès septembre, à installer les décorations d’halloween, voire de Noël tiens, comme ça c’est fait ! Surprenant.

# Aux USA, le beurre est vendu dans les mêmes quantités qu’en France, à peu près, à ceci près qu’il est conditionné en « quarters », quatre pavés emballés séparément. Tiens, ça me fait penser que la monnaie aussi contient des quarters de dollar, à savoir des pièces de 25 cents. D’ailleurs, les quartiers sont segmentés (sur l’emballage) en TBSP (table spoon) ou en cup. Et oui, les américains, quand ils cuisinent, ils utilisent la cuillère à café pour doser le beurre !IMG_4742

# Les supermarchés : Pas de portiques de sécurité. La sécurité antivol est basée sur les poches plastiques. Dans les Walmart que nous fréquentons, le caissier a, à côté de lui, un tourniquet qui distribue des poches et dans lesquelles il engouffre les articles au fur et à mesure. Très difficile de refuser, vu que tout est pensé pour que cela se passe ainsi. Et s’il nous arrive de refuser, il faut prouver notre achat grâce au ticket de caisse au gardien à la sortie, puisqu’il ne voit pas les poches du magasin. C’est bien différent du Canada où il faut demander et payer chaque sachet !

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On trouve aussi dans les supermarchés une incitation au don pour différentes associations, ainsi qu’un tableau récapitulant les personnes disparues, récemment ou il y a longtemps, avec appel à témoin. C’est impressionnant.

# En nous enfonçant dans le Kentucky, le Tennessee, l’Alabama, on rencontre une agriculture différente : tabac, coton, … Les oiseaux chantent de mieux en mieux (je compare à notre standard français qui est vraiment très varié par rapport à ce qu’on a pu entendre jusque là ).   Les animaux grouillent dans les marais : araignées extraordinaires, serpents, tortues, … il parait qu’on pouvait aussi voir des ‘lagartos’, petits aligators : mais les serpents entre les jambes ont suffi pleinement à nous émotionner ! Les jours raccourcissent : dans l’Etat du Mississipi, à 19h il fait nuit. On doit anticiper de plus en plus tôt notre arrêt camping.

# Enfin, les prises électriques. Il y en a un peu partout, même dans le train. Par contre, comme on s’en est déjà plaint dans des articles antérieurs, l’accès au Wifi est très décevant. Même là où il est annoncé, il est souvent de mauvaise qualité.

#La monnaie? Le billet vert, ne cherchez pas d’autres couleurs, par contre sur les pièces, là, faut chercher la valeur, pas écrite partout en chiffres: par ’dime’, faut comprendre un dixième  de dollar, soit 10 c ; par ’quarter’ on calcule rapidement un quart de dollar, soit 25c.

Je ne m’y suis pas habituée : on a cumulé la ferraille pour les lessives (beaucoup de choses se payent en quarters dès que c’est automatisé ), puis on a tout versé dans un convertisseur de monnaie en bon d’achat.

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H.