Archives pour la catégorie Escalade

Cojitambo, le rocher sacré.

Première nuit hors de Bob. Elle se fera à Alausi, dans l’hotel Panamerica. Bif bof, même s’il y a le wifi, la douche chaude me semble douteuse… mais les enfants sont comme des piles. Il ne leur aura pas fallu longtemps! Petits ingrats!

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Ici le tableau traditionnel des indigènes andins à chapeaux qui discutent, en prend un coup, il va falloir s’y habituer. Maintenant elle suivent leurs idoles sur twitter.

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Notre prochaine halte, le rocher près du village de Cojitambo. Pour y grimper bien sûr. De longues voies, plusieurs longueurs, en dalle, accessibles à toute la famille… Super. Il y avait un secteur plus dur à côté, mais le soleil et le grand air nous ont assommés, nous le laissons pour les autres grimpeurs. Belle vue tout de même en haut des voies.

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Vous aurez noté des images rares jusque là, Arthur en tête, et en haut d’une voie sans les mains, Camille dans une situation délicate qu’elle surmontera sans problème. Il faut dire que le rocher est perché à 3000m et qu’il y a un sacré gaz tout autour.

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Nous sommes restés dans le coin deux jours durant, ce qui nous permettra de faire aussi la visite du petit site Inca du coin, ça y est nous nous approchons, Machu Picchu gare à toi!

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Nous mangerons dans le petit village en contrebas pour 1$ par personne avec une vue imprenable sur la falaise.

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Un peu de botanique aussi…

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Et toutes ces magnifiques fleurs sont une aubaine pour les butineurs. Nous avons renommé l’endroit « la falaise aux colibris ». Il y en avait partout autour de nous, un spectacle captivant. Ainsi que celui donné par un autre animal devenu rare chez nous.

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Un peu de classe tout de même.

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Une grosse pensée pour les scouts, un camp ici, ça devrait le faire.

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Et c’est déjà l’heure de repartir. Direction Cuenca, la perle de l’Équateur.

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F.

Grimpe à Baños de Agua Santa, Ambato

Baños est une petite ville située sous un volcan, le Tugurahua, au centre du pays. Elle est connue pour la pratique de sports « extrêmes », dont fait partie l’escalade visiblement. Nous irons donc y grimper… mais pas seulement.

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Mais tout d’abord la gourmandise, la « melcocha ». Sorte de berlingo fait main au sucre de canne.

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Puis un peu de bricolage, la réfection de la coquille de Bob, endolorie en Colombie.

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Enfin la grimpe, sur du basalte. Des falaises verticales à déversantes. C’est une grimpe très physique mais comme les voies ne sont pas cotées, nous ne savons pas vraiment ce que nous avons grimpé. Il y avait une seule voie « familiale ». Pour le reste… dur dur. Heureusement il y avait une grosse vire en haut pour changer de relais et s’attaquer aux voies d’à côté. Le basalte est une roche vitreuse, ce qui rend les pas en adhérence très difficiles, d’autant qu’il y avait de la poussière. Mais bon nous avons ainsi pu réveiller quelques muscles oubliés. Falaise originale mais élitiste.

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Maintenant une anecdote: nous étions en route vers Baños, quand une voiture nous double, et reste à côté de nous sur l’autoroute. S’en suit un échange surprenant fait de signes et de petits mots écrits collés à la vitre. Ils voulaient nous acheter le camper! Nous nous arrêtons donc au bord de la route, faisons faire la visite, échangeons les coordonnées et continuons notre route.

Le soir de notre jour escalade, nous allons faire le plein d’eau à la gasolinera du coin, et une famille nous interpelle et commence à négocier le camper. Quel succès ce camper!

C’est ainsi que la transaction se fera, seulement pour la coquille, vu qu’il est interdit d’importer des véhicules d’occasion dans ce pays (quoique, le lendemain, nous avons failli conclure la vente du truck). 1800$ C’est peu et beaucoup à la fois vu que nous ne savions pas si nous pourrions seulement en obtenir le moindre dollar en fin de voyage. Et c’est ainsi que nous faisons nos adieux à Bob l’escargot (the snail, el caracol).

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Nous repartirons donc avec Bob la limace (the slug , la babosa), moins glamour, mais aussi moins gourmand en essence (2.5 tonnes de moins sur le dos ça fait une différence). A nous maintenant la recherche des hoteles, ou autre hostal ou hospedaje.

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Snif quand même.

F.

Red river gorges

Une belle traversée de Virginia, de West Virginia, et d’une partie du Kentucky, nous conduit dans ce petit paradis pour grimpeurs : Les Red River Gorges.

Pourtant notre premier jour sur place ne promettait pas : bien qu’arrivés assez tôt, il nous faut nous poser au camping (littéralement, nous déposons le campeur, pour ne nous déplacer qu’avec le truck), sortir, vérifier et agencer le matériel d’escalade, manger, faire classe et trouver le premier secteur de grimpe.

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Nous y voilà. Au pied des voies. Et il y a des spits et des relais. Mais pas de topo. Nous y allons à l’œil, il faut que « la ligne nous attire » (Etienne sensei), qu’elle soit belle et … pas trop dure pour commencer (ça fait deux mois et demi depuis la dernière fois !). Nous jetons notre dévolu sur deux voies pas trop longues, assez verticales mais qui d’en bas semblent avoir tout ce qu’il faut pour aller en haut.

Raté !

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J’ai laissé un maillon rapide dès la première voie. C’est la première fois pour moi en falaise, je m’étais toujours débrouillé pour aller en haut, même en trichant tout ce que je pouvais, ou en me cassant la main de façon à éviter cet affront. Au début ça chauffe un peu mais ça passe, puis à 1m du dernier spit…plus rien. Tout le monde essayera, personne n’y parviendra. Pas de bras…plus de maillon rapide (après consultation du topo, cette voie était une 5.10a soit 6a+avec « a delicate blank section at the top », trop dure à l’échauffement pour moi).

Changement de secteur, une voie qui parait beaucoup plus faisable (5.10b = 6a++ finalement), sympa, longue et variée. Nous allons jusqu’en haut cette fois, un seul stop. Tout le monde la tente et c’est déjà l’heure de rentrer, la nuit tombe.

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Mais d’abord passage chez Miguel pizza, le QG des grimpeurs, pour y acheter le topo.

Après consultation du topo, nous passons notre second jour à Muir Valley. Une vallée entière possédée par un couple qui laisse les grimpeurs aménager le coin. Pas seulement les falaises : les sentiers de randonnée, les toilettes, les abris à pique-nique. Pour se faire, une asso a été montée. Cet endroit abrite des voies mythiques mais aussi quelques secteurs pour grimpeurs plus modestes, heureusement pour nous.

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Pour accéder au secteur, il nous faut traverser une forêt avec un drôle de mélange d’ambiance. Entre une forêt tempérée avec ses chênes et une forêt tropicale :grandes fougères, arbres à immenses feuilles inconnus de nous, humidité et cris d’animaux qui vont bien.

Ce fut une journée très sympa avec deux voies très faciles pour commencer, puis on corse un peu pour finir un peu plus light. Cette journée culminera avec un 5.9+ pour moi (environ 6a), petit mais déversant avec de jolis mouvements amples, suffisant pour me contenter. Il y a sa grande sœur à côté (5.10c), pour demain.

Lendemain au même endroit, sur d’autre voies assez faciles pour que tout le monde puisse s’amuser. Deux 5.7, une 5.8, une 5.8+ (=5c) et la 5.10c sont au programme. Cette dernière 6b ne passe pas, même en moulinette. Plus de doigts (ils sont à vif), et plus de peps pour ce petit dévers.

Ce sera notre dernier jour ici ; pendant ces trois jours, nous aurons grimpé sur un grès veiné de fines couches ferrugineuses plus solides qui forment des réglettes (slags). C’est sur ces dernières que l’on grimpe, parfois de vraie étagères, parfois juste la place pour un arqué du bout des doigts. Un petit bémol, pour nous qui ne grimpons pas en terre d’av, les voies qu’on affectionne habituellement n’étaient pas équipées. Et pour cause, elles suivent souvent des failles ou des dièdres, terrain de jeu favori de la grimpe naturelle (comme ils disent ici).

Pour finir, ça a fait du bien de parler, penser, rêver escalade pendant trois jours. Cela, même s’il me faut, hélas, revoir mes ambitions à la baisse. Mais je reviendrai au top et là…

Vivement les prochaines falaises.

F.