Un petit tour sur un petit bout de l’Indonésie (2)

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Fraîchement  débarqués à Genteng, nous y passons la nuit et après un bon petit dej’…

24-05-15 Petit dej au Ramayana Genteng

… nous réenfourchons nos montures infernales pour remonter sur Banyuwangi, son festival, ses mosquées et ses stations essence consacrées aux deux roues.

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Là, nous trouvons un hôtel assez bon marché qui propose, en supplément, de nous conduire jusqu’au Kawah Ijen, le volcan local.

Mais attention. Ce n’est pas n’importe quel volcan, c’est celui autour duquel se déroule la fameuse course cycliste: Le tour de Ijen, en français sur les affiches. Je suppose qu’il est organisé par le même groupe qui fait aussi le TDF. La course a eu lieu une semaine avant que l’on y soit, dommage. Mais l’Ijen ce n’est pas que ça. GEO y a consacré un numéro, il y a quelques années de cela. Et ce n’est pas tout, Nicolas Hulot a tourné un Ushuaia sur ses pentes. Il n’a pas eu le droit de descendre dans le cratère, comme nous avons pu le faire, pour des questions d’assurance.

Pourquoi une telle notoriété, une telle couverture médiatique? Parce que c’est là que tous les jours, des hommes descendent afin de récolter « un peu » de souffre, qu’ils remontent ensuite du cratère sur leur dos. Des charges de 60 a 90 kg. Pour avoir soupesé un chargement « léger » de 60 kg, je l’affirme: c’est des malades!

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En plus ils font deux fois le trajet par nuit ou par jour, c’est selon. Mais que peut on dire? Ils font ça pour vivre. C’est d’autant plus dur que tout cela se déroule dans une ambiance souffrée terrible. Voilà des hommes qui ont certainement une espérance de vie très réduite. Quant à nous, comme les nombreux autres tourristes présents, nous avons eu droit à un masque à gaz, un vrai. Mais par chance cette fois le vent est avec nous et nous n’aurons quasiment pas besoin de nous en servir.

Comme pour le Bromo, tout commence par un réveil très matinal afin d’arriver là haut de nuit pour voir le blue fire. Une heure de voiture, suivie d’une heure de rando bien raide dans le noir et nous voilà au bord du cratère. Pour le moment tout est noir, nous ne distinguons que les lueurs des frontales des touristes et quelques lumières bleues au fond. C’est là, qu’après négociations, nous nous faisons guider dans la descente vers le cratère. Le guide n’est pas obligatoire, mais ce sont les mineurs qui le font et ça ne coûte que le prix d’un ciné en France… Maintenant les images.

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Ce feu bleu, c’ est un gaz qui se consume en atteignant le surface. Tout ce souffre est en fait contenu dans les fumées. Pour le capter, des fous ont fabriqué des conduites forcées en céramique qu’ils ont placées dans le trou des fumeroles . Le souffre, en passant par là, se refroidit. Une partie se condense en souffre liquide (rouge) qui s’écoule à la sortie de la conduite. Il refroidit alors encore plus vite et se solidifie assez rapidement donnant le souffre solide (jaune).
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Et ce sont ces blocs qui sont minés et transportés à dos d’hommes. Il faut dire qu’ils sont un peu « tête dure » aussi. Une visiteuse, scandalisée par leurs conditions de travail, leur a fait livrer tout un stock de « brouettes » adaptées au terrain, au moins pour la descente. Mais non, les hommes,  les vrais, n’utilisent pas de brouettes. Mieux, quand ils remontent le volcan, ils proposent un service de chaises à porteur pour les touristes trop faibles. Parce que remonter à vide serait trop facile. Je suis sarcastique là, mais je n’en menais pas large face a eux. Nous travaillons pour notre famille certes, mais surtout pour le crédit de la maison, de la voiture ou pour financer nos loisirs, pour le confort. Là il s’agit d’un travail de forçats pour avoir juste un peu plus que de quoi nourrir sa famille. Ça calme.

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Mais l’Ijen ce n’est pas que le souffre. C’est aussi un magnifique lac de cratère avec de superbes couleurs changeantes en fonction de la lumière au lever du soleil. Ce sont aussi ces paysages lors de la descente. Bref un endroit inoubliable.

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En redescendant, nous faisons une halte plantation de café, puis une autre cascades. La première, assez sale, ne donne pas vraiment envie de se baigner. Quant à la seconde, elle était beaucoup plus pratiquable, et d’ailleurs pratiquée par des enfants à la sortie de l’école. Mais nous avons dû les effrayer et quand nous sommes arrivés, ils ont tous disparu. Nous avons donc profité de la place, laissée vacante, pour faire trempette.

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Et voilà déjà le point final de nos pérégrinations Javanaises. Un petit moment sur cette grande île, mais riche, et montrant à quel point elle aurait mérité que l’on s’y attarde plus.

Nous reprenons le bateau dans l’autre sens, il nous faut retraverser Bali. Par le Nord cette fois, et ce n’est pas pour nous déplaire.

26-05-15 Ferry pr Gilimanuk

(Partie à ne pas lire, ou faire lire, aux enfants) Après la frénésie de Java, Bali nous paraît toute tranquille. D’autant que nous allons dans le parc national: Taman Nasional Bali Barat. D’abord nous nous posons pour le repas à l’intersection entre la grande route et celle qui mène au parc. Nous engageons la conversation avec les gérants et les consommateurs, quand un grand BAM!!! se fait entendre. Une moto vient de se prendre une voiture juste devant nous! Heureusement les gars à moto ont ricoché sur la voiture et ont évité l’arbre en bord de route. Ils ont atteri tout de même plusieurs mètres plus loin. L’un d’entre eux est conscient, il se plaint des côtes et de sa cheville. L’état de l’autre est plus inquiétant. Inconscient dans un premier temps, il se réveille mais est incapable de prononcer une parole. De plus, l’attroupement ne tarde pas, même ici au milieu de la campagne, chacun y va de son avis, nous avons bien le nôtre mais comment l’exprimer parmis tous ces gens. Ils font donc l’opposé de ce que l’on nous a appris: ils enlèvent le casque sans ménagement et sans minerve. Ils attrapent le gars, chacun attrapant un membre et un autre tenant la tête tout de même. Ils le mettent à l’arrière d’une camionnette benne et démarrent en trombe pour l’hôpital. Il faut croire qu’il n’y a pas d’ambulance dans le coin. Pendant tout ce temps le pauvre type se tordait de douleur mais ne disait toujours rien. Un spectacle terrible que nous avons épargné aux enfants en les faisant entrer dans le resto dès le début.

Il fallait bien que cela arrive, nous passons tellement de temps à nous déplacer depuis le début du voyage, dans des pays où les codes ne sont pas souvent respectés. Nous avions bien vu le résultat d’un gros carton au Mexique, mais là nous avons tout eu en direct, devant nous. Pour tout dire j’ai eu de mauvais moments sur la route à nous imaginer acteurs dans un accident, finalement bien heureux que ce ne soit pas nous. J’espère que le gars va mieux maintenant.

(Reprise pour les plus jeunes) C’est donc assez fébriles que nous allons voir ce parc. Nous voulons juste faire un petit tour pour voir quelques bêtes et aller swimer. Ce que le ranger à l’entrée ne semble pas comprendre. Après qques minutes de bataille il nous laisse finalement y aller. Nous voyons bien les bêtes, des singes, un grand varan et des oiseaux.

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Quelques plantes aussi dont ces palmiers bizarres qui donnent des milliers de fruits juste avant de mourir.

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Pour la plage par contre, on repassera. Le pied ne peut même pas toucher le sable tellement elle est couverte de détritus. Nous y trouvons quand même quelques jolis coquillages. Nous comprenons maintenant l’incompréhension du ranger quand on lui a dit que nous voulions nager.

A la sortie du parc, assez tardivement, le ranger est là qui nous attend. Il était très inquiet et est resté rien que pour nous. Il nous propose même de passer la nuit dans sa maison familiale. Nous acceptons bien sûr, et avons ainsi pu voir la vie d’une famille balinaise musulmane. Du travail et de la joie de vivre. Tout le monde participe, l’un est ranger donc, deux autres et les femmes de la maison fabriquent des objets en bois, des perles de coquilles de noix de coco ou des paniers en pots de yahourt recyclés et le jeune frère est moniteur de plongée.

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Ils nous recoivent très bien. Poissons au bbq, présentation de tout le monde, discussions sur le pas de la porte, cracheur de feu ou presque. Et une maison rien que pour nous.

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Le lendemain, nous allons faire du snorkeling avec le petit frère et trouvons d’énormes étoiles de mer.

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Merci pour tout Sahlan and family. Nous avions bien besoin de ça pour nous remettre de nos émotions.

Nous continuons plein ouest par le nord de l’île, bord de mer. Nous croisons quelques véhicules originaux et traversons un pays magnifique.

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Le soir, nous craquons et nous nous payons le super hôtel. Bord de mer, jardin tropical, le pied.

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Le lendemain, changement de décor, nous coupons par les montagnes pour atteindre Padang Bai, le port pour aller à Lombok. Choix payant, pas un chat ou presque, sur des routes tortueuses à souhait, un pur plaisir. Pour les yeux aussi, nous sommes passés entre le mont Agung et le mont Batur. Un sommet à gauche, l’autre à droite, la mer derrière puis devant nous. Trop bien.

28-05-15 Montee et descente vers Padangbai (8) 28-05-15 Circulation vers Padangbai (14)28-05-15 Montee et descente vers Padangbai (2) 28-05-15 Montee et descente vers Padangbai (1) 28-05-15 Montee et descente vers Padangbai (21) Des feuilles de palmier sèchent en vue d’offrandes ou de décorations. Les tas de sable dépassent toujours sur la route.

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Mais nous voilà déjà en vue de Padang Bai, la traversée nous attend, et elle attendra encore un petit peu le prochain article pour être narrée. En compagnie de la visite de Lombok et de notre dernière semaine à Bali. À très bientôt.

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F.

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